CMSST partie 1 – aperçu

CMSST partie 1 – guide d'étude : les règles clés des 13 thèmes

Guide d'étude gratuit : 181 points clés tirés du document « Guide pour les comités et les délégués en matière de santé et de sécurité (Ontario) », en mots simples, classés par thème, avec un lien vers les questions de pratique de chaque thème.

Par l’ ·

  • 13 thèmes
  • 180 points clés
  • Gratuit, sans inscription

Ce guide d'étude réunit sur une seule page nos notes sur chaque thème de l'examen « Évaluation de la partie 1 de l'agrément des comités mixtes sur la santé et la sécurité au travail (Ontario) » : 181 points courts, rédigés dans nos mots, classés par thème et par section du guide officiel. Lisez-le du début à la fin avant votre premier test de pratique, ou allez directement à un thème grâce à la liste ci-dessous.

Chaque thème se termine par un lien vers ses questions de pratique, pour vérifier tout de suite ce que vous venez de lire, et par un lien vers le chapitre officiel pour le texte complet. Ces notes résument le document « Guide pour les comités et les délégués en matière de santé et de sécurité (Ontario) » de Directeur général de la prévention, ministère du Travail, de l'Immigration, de la Formation et du Développement des compétences de l'Ontario — Norme du programme de formation pour l'agrément des CMSST; elles ne le remplacent pas. Si nos notes et la source officielle diffèrent, la source officielle a priorité.

Réviser ces notes en fiches →

Agrément et système de responsabilité interne

Le fonctionnement de l'agrément (partie 1, partie 2, recyclage, directeur général de la prévention), le rôle des membres agréés et le système de responsabilité interne.

S'exercer : Agrément et système de responsabilité interneFiches de révisionChapitre officiel

Norme du programme de formation pour l'agrément des CMSST (directeur général de la prévention, modifiée le 31 juillet 2026)

  • La LSST (art. 9) exige, sauf disposition contraire, qu'au moins un membre représentant l'employeur et un membre représentant les travailleurs d'un CMSST soient agréés.
  • Le directeur général de la prévention fixe les exigences d'agrément, approuve les programmes et les fournisseurs de formation, et agrée les membres (LSST, art. 7.1, 7.2, 7.6 et 22.3).
  • Agrément = un programme approuvé de partie 1 et un programme approuvé de partie 2; la partie 2 doit être terminée dans les 12 mois suivant la partie 1.
  • La partie 1 est commune à tous les lieux de travail : loi en santé et sécurité; droits, obligations et responsabilités; reconnaissance, évaluation et maîtrise des risques et évaluation des mesures; CMSST; fonctions des membres et des membres agréés; ressources.
  • La partie 2 porte sur au moins six risques propres au lieu de travail du membre et comprend la rédaction d'un plan d'action et de recommandations; l'employeur devrait choisir les risques avec le comité après une évaluation des risques.
  • Durées minimales : partie 1, trois jours (19,5 heures); partie 2, deux jours (13 heures); recyclage, une journée (6,5 heures). Partie 1 en ligne autonome : au moins 13 heures, terminée en 30 jours; les cours mixtes peuvent inclure jusqu'à 6,5 heures en ligne.
  • La partie 2 et le recyclage ne peuvent pas être donnés en apprentissage en ligne.
  • La taille des classes est normalement de 6 à 25 personnes.
  • La partie 1 se termine par une évaluation normalisée; il faut au moins 75 pour cent pour réussir, et au moins une heure y est consacrée. Le fournisseur approuvé la corrige et donne une rétroaction.
  • Le recyclage doit être suivi dans les trois ans suivant l'agrément, puis tous les trois ans; sinon, le membre n'est plus agréé, mais peut le redevenir en suivant un recyclage (changement de juillet 2026).
  • Les membres agréés selon les normes de 1996 conservent leur agrément.

Système de responsabilité interne (SRI)

  • Le SRI est le fondement de l'approche ontarienne : chacun dans le lieu de travail partage la responsabilité de la santé et de la sécurité selon sa capacité d'influence.
  • Employeurs et travailleurs collaborent pour reconnaître et maîtriser les risques; l'employeur a la plus grande responsabilité.
  • Les membres agréés aident les parties à comprendre leur rôle dans le SRI; ils ne remplacent pas les obligations de l'employeur.

Preuve et rémunération (page sur la formation; guide des comités)

  • La preuve d'agrément est un document délivré par le directeur général de la prévention; l'employeur doit la conserver et la présenter à un inspecteur sur demande.
  • L'agrément est généralement valide trois ans après la fin de la partie 2.
  • Le membre en formation d'agrément est réputé être au travail et est payé au taux normal ou majoré (LSST, par. 9 (36)).

La LSST et le fonctionnement de la loi

Le lien entre la Loi sur la santé et la sécurité au travail, les règlements, les normes et les lignes directrices, les principaux règlements, l'exécution de la loi et les peines.

S'exercer : La LSST et le fonctionnement de la loiFiches de révisionChapitre officiel

Structure du droit ontarien en santé et sécurité au travail

  • La Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) fixe les droits et obligations généraux; ses règlements fixent des règles précises (par exemple le Règlement 851 sur les établissements industriels, le Règl. de l'Ont. 213/91 sur les chantiers, le Règlement 833 sur les agents biologiques et chimiques, le Règl. de l'Ont. 490/09 sur les substances désignées, le Règlement 860 sur le SIMDUT, le Règl. de l'Ont. 297/13 sur la formation).
  • Les normes, codes, lignes directrices, politiques d'entreprise et conventions collectives appuient la Loi, mais ne la remplacent pas.
  • Le ministère responsable est le ministère du Travail, de l'Immigration, de la Formation et du Développement des compétences.

exécution

  • Un inspecteur peut entrer dans tout lieu de travail en tout temps, sans mandat ni préavis, exiger des documents, prélever des échantillons, prendre des photos et interroger des personnes (par. 54 (1)).
  • Un membre du CMSST représentant les travailleurs peut accompagner l'inspecteur pendant l'inspection physique (par. 54 (3)).
  • L'employeur remet au comité une copie de tout ordre ou rapport d'un inspecteur (par. 57 (10)).
  • Les inspecteurs peuvent donner des ordres, dont des ordres d'arrêt des travaux, en cas de contravention.

peines

  • Une personne physique déclarée coupable est passible d'une amende maximale de 500 000 $, d'un emprisonnement maximal de 12 mois, ou des deux.
  • Une personne morale est passible d'une amende maximale de 2 000 000 $.
  • Un administrateur ou dirigeant qui ne respecte pas l'article 32 est passible d'au plus 1 500 000 $ ou 12 mois.
  • Facteurs aggravants : décès ou blessure grave, insouciance, non-respect d'un ordre d'un inspecteur, condamnations antérieures.

formation de sensibilisation de base

  • Chaque travailleur suit une formation de sensibilisation de base dès que possible; un superviseur, dans la semaine où il commence à agir comme superviseur.
  • La sensibilisation des travailleurs couvre leurs droits et devoirs, les devoirs de l'employeur et du superviseur, le rôle des comités et des délégués, le rôle du ministère et de la WSIB, les risques courants, le SIMDUT et les maladies professionnelles, y compris la latence.
  • L'employeur tient des dossiers et remet une preuve écrite sur demande, y compris dans les six mois après le départ du travailleur.

Obligations des parties du lieu de travail

Les obligations des employeurs, superviseurs, travailleurs, propriétaires, fournisseurs, administrateurs et dirigeants, la personne compétente, et la politique et le programme de santé et de sécurité.

S'exercer : Obligations des parties du lieu de travailFiches de révisionChapitre officiel

obligations de l'employeur

  • Fournir l'équipement, les matériaux et les dispositifs de protection et les maintenir en bon état; appliquer les mesures prescrites.
  • Fournir renseignements, directives et supervision pour protéger les travailleurs (al. 25 (2) a)).
  • Nommer une personne compétente comme superviseur (al. 25 (2) c)); l'employeur peut être superviseur s'il est compétent.
  • Informer les travailleurs des risques liés au travail et à la manutention, l'entreposage, l'utilisation et l'élimination des agents (al. 25 (2) d)).
  • Aider le comité et le délégué et collaborer avec eux (al. 25 (2) e)).
  • Prendre toutes les précautions raisonnables dans les circonstances pour protéger un travailleur (al. 25 (2) h)).
  • Afficher la Loi et la documentation explicative du ministère en anglais et dans la langue de la majorité du lieu de travail (al. 25 (2) i)).
  • Rédiger et revoir au moins une fois par année une politique écrite de santé et de sécurité, maintenir un programme pour l'appliquer et afficher la politique (al. 25 (2) j) et k)); non exigé là où cinq travailleurs ou moins sont employés régulièrement.
  • Remettre au comité les résultats des rapports de santé et de sécurité (al. 25 (2) l)).

définitions

  • Une « personne compétente » est qualifiée par ses connaissances, sa formation et son expérience pour organiser le travail, connaît la Loi et les règlements applicables, et connaît les dangers réels ou possibles.
  • Un « superviseur » est une personne qui a la charge d'un lieu de travail ou autorité sur un travailleur.

obligations du superviseur

  • Veiller à ce que les travailleurs travaillent avec les dispositifs, mesures et procédures de protection exigés par la loi, et utilisent l'équipement exigé par l'employeur.
  • Aviser les travailleurs de tout danger réel ou possible dont il a connaissance.
  • Fournir des directives écrites lorsque c'est prescrit, et prendre toutes les précautions raisonnables.

obligations du travailleur

  • Respecter la Loi et les règlements; utiliser ou porter l'équipement et les dispositifs de protection exigés.
  • Signaler à l'employeur ou au superviseur l'équipement absent ou défectueux et tout risque ou contravention.
  • Ne pas retirer ni désactiver un dispositif de protection, ne pas travailler de façon dangereuse, ni farces, concours ou chahut.

propriétaires, fournisseurs, administrateurs et dirigeants

  • Le propriétaire veille à ce que les installations prescrites soient fournies et entretenues (art. 29).
  • Le fournisseur qui loue de l'équipement s'assure qu'il est en bon état et conforme à la loi (art. 31).
  • Chaque administrateur et dirigeant d'une personne morale prend toutes les précautions raisonnables pour qu'elle se conforme à la Loi, aux règlements et aux ordres (art. 32).

Droits des travailleurs : savoir, participer, refuser

Le droit de savoir, le droit de participer et le droit de refuser un travail dangereux, les deux étapes du refus et la protection contre les représailles.

S'exercer : Droits des travailleurs : savoir, participer, refuserFiches de révisionChapitre officiel

Les trois droits

  • Droit de savoir : l'employeur informe les travailleurs des risques et leur donne renseignements et directives (LSST, al. 25 (2) a) et d)); le superviseur les avise des dangers (al. 27 (2) a)); formation de sensibilisation et SIMDUT (Règl. de l'Ont. 297/13).
  • Droit de participer : par le CMSST ou le délégué, les inspections, les enquêtes et le signalement des risques.
  • Droit de refuser : LSST, art. 43.

refus de travailler

  • Un travailleur peut refuser un travail s'il a des raisons de croire que l'équipement utilisé risque de le mettre en danger ou de mettre en danger un autre travailleur, que l'état physique du lieu risque de le mettre en danger, que la violence au travail risque de le mettre en danger, ou qu'une contravention risque de le mettre en danger ou de mettre en danger un autre travailleur.
  • Certains travailleurs (policiers, pompiers, personnel correctionnel et certains travailleurs de la santé) ne peuvent pas refuser si le danger est inhérent à leur travail ou si le refus mettrait directement en danger une autre personne.
  • Première étape : le travailleur signale sans délai la situation à l'employeur ou au superviseur, qui enquête immédiatement en présence du travailleur et d'un membre du comité représentant les travailleurs (ou du délégué, ou d'un travailleur choisi par le syndicat ou les travailleurs). Le travailleur reste dans un endroit sûr près de son poste.
  • Deuxième étape : si le travailleur a encore des motifs raisonnables, l'employeur ou le travailleur avise un inspecteur, qui enquête avec les parties et rend une décision écrite. Entre-temps, le travailleur reste dans un endroit sûr ou fait un autre travail raisonnable.
  • Le travail refusé ne peut être confié à un autre travailleur que s'il a été informé du refus et de ses motifs en présence d'un représentant des travailleurs (par. 43 (11)).
  • Le temps du représentant des travailleurs pendant l'enquête est du temps de travail payé.

interdiction des représailles

  • L'employeur ne peut pas congédier, sanctionner, suspendre, pénaliser, intimider ou contraindre un travailleur parce qu'il a agi conformément à la Loi, en a demandé l'application ou a témoigné.
  • Le travailleur peut recourir à l'arbitrage selon la convention collective ou porter plainte à la Commission des relations de travail de l'Ontario; un inspecteur peut renvoyer l'affaire avec son consentement.
  • Il incombe à l'employeur de prouver qu'il n'a pas exercé de représailles.

Quand un CMSST est exigé et comment il fonctionne

Les lieux de travail qui doivent avoir un comité ou un délégué, la composition, les coprésidents, les réunions, les procès-verbaux, l'affichage, le temps payé et les comités des travailleurs de métier.

S'exercer : Quand un CMSST est exigé et comment il fonctionneFiches de révisionChapitre officiel

lieux de travail visés

  • 1 à 5 travailleurs : ni comité ni délégué, sauf si un règlement sur une substance désignée s'applique.
  • 6 à 19 travailleurs : les travailleurs choisissent un délégué à la santé et à la sécurité (art. 8); un CMSST est exigé si un règlement sur une substance désignée s'applique.
  • 20 travailleurs ou plus employés régulièrement : un CMSST est exigé (par. 9 (2)); aussi sur les chantiers de 20 travailleurs ou plus devant durer trois mois ou plus, et dans les lieux visés par un ordre du directeur ou du ministre.
  • Le ministre peut permettre un seul comité pour plusieurs lieux de travail (comité multilieux).

Composition

  • Moins de 50 travailleurs : au moins deux membres; 50 ou plus : au moins quatre (par. 9 (6)).
  • Au moins la moitié des membres sont des travailleurs qui n'exercent pas de fonctions de direction, choisis par les travailleurs ou leur syndicat (par. 9 (7) et (8)); l'employeur choisit les autres parmi les personnes qui exercent des fonctions de direction (par. 9 (9)).
  • Deux coprésidents : l'un choisi par les membres travailleurs, l'autre par les membres de la direction (par. 9 (11)).
  • Les membres agréés ne sont pas exigés dans les lieux de moins de 20 travailleurs réguliers, sur les chantiers de moins de 50 travailleurs ou de moins de trois mois.
  • Le nom et le lieu de travail des membres sont affichés ou disponibles en format électronique (par. 9 (32)).
  • La Loi ne fixe pas la durée des mandats; le ministère recommande au moins un an, avec des mandats décalés.

Réunions et rémunération

  • Le comité se réunit au moins une fois tous les trois mois, en personne ou virtuellement (par. 9 (33)).
  • Les procès-verbaux sont tenus et mis à la disposition d'un inspecteur (par. 9 (22)); le guide recommande que les coprésidents les signent et les affichent.
  • Chaque membre a au moins une heure de préparation payée par réunion, plus le temps payé pour les réunions, les inspections, les enquêtes sur les blessures graves et la formation d'agrément (par. 9 (34) à (36)).
  • La Loi ne fixe pas de quorum; le comité établit ses propres règles conformes à la loi.

Comité des travailleurs de métier (art. 10)

  • Sur un chantier qui exige un CMSST, dure trois mois ou plus et compte 50 travailleurs ou plus, le comité crée un comité des travailleurs de métier qui lui transmet les préoccupations des travailleurs de métier.

Pouvoirs et recommandations du CMSST

Ce que peut faire le comité : repérer les risques, obtenir des renseignements, recommander, la réponse écrite de l'employeur en 21 jours, le consensus et les recommandations des coprésidents, et les visites d'inspecteurs.

S'exercer : Pouvoirs et recommandations du CMSSTFiches de révisionChapitre officiel

pouvoirs du comité

  • Repérer les situations qui peuvent être une source de danger pour les travailleurs.
  • Faire des recommandations à l'employeur et aux travailleurs pour améliorer la santé et la sécurité.
  • Recommander des programmes, mesures et procédures de protection.
  • Obtenir de l'employeur des renseignements sur les risques des matériaux, procédés ou équipements, et sur l'expérience et les normes d'industries semblables.
  • Être consulté sur les essais en santé et sécurité et avoir un membre désigné représentant les travailleurs présent au début de ces essais.
  • Obtenir des renseignements sur les essais d'équipement, de matériaux ou d'agents.

LSST, par. 9 (19.1) à (21), et guide

  • Le comité est consultatif; il fonctionne mieux par consensus.
  • Si le comité n'arrive pas à un consensus après avoir essayé de bonne foi, l'un ou l'autre des coprésidents peut faire des recommandations écrites à l'employeur.
  • L'employeur répond par écrit dans les 21 jours; une acceptation comprend un calendrier, un refus donne les motifs.

Aide et renseignements de l'employeur

  • L'employeur aide le comité et collabore avec lui (al. 25 (2) e)).
  • Il remet au comité une copie des ordres et rapports d'inspecteurs (par. 57 (10)) et permet à un membre travailleur d'accompagner l'inspecteur (par. 54 (3)).
  • La WSIB envoie au comité, sur demande, un sommaire annuel des décès, des cas avec jours perdus, des jours perdus, des cas de soins médicaux et des maladies professionnelles (art. 12).
  • Gêner sciemment un membre du comité dans ses fonctions ou lui donner de faux renseignements est une infraction.

Autres fonctions (guide)

  • Recevoir les préoccupations et plaintes des travailleurs, et donner son avis sur les programmes de santé et de sécurité.
  • Selon le Règl. de l'Ont. 490/09, l'employeur consulte le comité sur l'évaluation de l'exposition aux substances désignées.
  • Un membre travailleur assiste à l'enquête sur un refus de travailler (par. 43 (4)).
  • L'employeur avise un directeur si le comité relève une possible faiblesse structurelle d'un bâtiment comme source de danger (al. 25 (2) n)).

Membres agréés et circonstances dangereuses

La définition des circonstances dangereuses, les enquêtes sur les plaintes, l'arrêt de travail par directive bilatérale ou unilatérale, l'annulation d'une directive et les plaintes pour usage imprudent.

S'exercer : Membres agréés et circonstances dangereusesFiches de révisionChapitre officiel

circonstances dangereuses

  • Il y a « circonstances dangereuses » lorsqu'une disposition de la Loi ou des règlements est enfreinte, que la contravention présente un danger pour un travailleur, et que tout retard à le maîtriser peut mettre gravement en danger un travailleur. Les trois éléments sont nécessaires.
  • Les articles sur l'arrêt de travail ne s'appliquent pas aux lieux employant des policiers, des pompiers ou du personnel correctionnel, ni à certains lieux de soins si un arrêt mettait directement en danger une autre personne.

arrêt de travail par directive bilatérale (procédure normale)

  • Un membre agréé qui croit qu'il existe des circonstances dangereuses peut demander à un superviseur d'enquêter; celui-ci le fait sans délai en sa présence.
  • Si le danger persiste après l'enquête et les mesures prises, le membre agréé peut demander qu'un deuxième membre agréé représentant l'autre partie enquête avec lui.
  • Si les deux membres agréés concluent à des circonstances dangereuses, ils peuvent ordonner à l'employeur d'arrêter le travail ou l'utilisation d'une partie du lieu ou d'un équipement.
  • L'employeur s'y conforme immédiatement, sans mettre personne en danger.
  • Si les deux membres ne s'entendent pas, l'un ou l'autre peut demander l'enquête d'un inspecteur, qui rend une décision écrite.
  • Une fois le problème corrigé, l'employeur peut demander l'annulation; les membres l'annulent conjointement, ou un inspecteur peut le faire.

arrêt de travail par directive unilatérale

  • Si la procédure bilatérale ne suffit pas à protéger les travailleurs, un membre agréé ou un inspecteur peut s'adresser à la Commission des relations de travail de l'Ontario, qui peut assujettir l'employeur à la procédure unilatérale.
  • La procédure unilatérale s'applique aussi si l'employeur avise le comité par écrit qu'il l'adopte.
  • Un seul membre agréé qui conclut à des circonstances dangereuses peut alors ordonner l'arrêt du travail; l'employeur s'y conforme immédiatement, puis enquête en présence du membre.
  • Les désaccords sont soumis à un inspecteur; le membre qui a donné la directive ou un inspecteur peut l'annuler.

LSST, art. 48 et 49

  • Le membre agréé qui reçoit une plainte de circonstances dangereuses peut enquêter; ce temps est du temps de travail payé.
  • L'employeur, un travailleur ou un syndicat peut porter plainte à la Commission dans les 30 jours s'il croit qu'un membre agréé a exercé ou omis d'exercer le pouvoir d'arrêt de façon imprudente ou de mauvaise foi; la Commission peut retirer l'agrément.

Norme du programme, 8.1.5 et 8.1.12

  • Les membres agréés exercent le droit d'arrêter le travail de façon responsable et savent quand et comment communiquer avec le ministère.
  • L'employeur doit enquêter lorsqu'un membre agréé signale des circonstances dangereuses.

Violence et harcèlement au travail

Les définitions légales, les politiques, les programmes, l'évaluation des risques, le rôle du comité, le signalement des incidents, la violence familiale et le Code des droits de la personne.

S'exercer : Violence et harcèlement au travailFiches de révisionChapitre officiel

définitions

  • Violence au travail : l'emploi par une personne contre un travailleur, dans un lieu de travail, d'une force physique qui lui cause ou pourrait lui causer un préjudice corporel; la tentative de le faire; ou une déclaration ou un comportement qu'un travailleur peut raisonnablement interpréter comme une menace d'employer une telle force.
  • Harcèlement au travail : le fait d'adresser à un travailleur des remarques ou des gestes vexatoires, y compris virtuellement par les technologies de l'information et des communications, que l'on sait ou devrait raisonnablement savoir importuns; il comprend le harcèlement sexuel au travail.
  • Harcèlement sexuel au travail : remarques ou gestes vexatoires fondés sur le sexe, l'orientation sexuelle, l'identité sexuelle ou l'expression de l'identité sexuelle; ou sollicitation ou avance sexuelle par une personne en mesure d'accorder ou de refuser un avantage, que l'on sait ou devrait savoir importune.

obligations de l'employeur

  • Rédiger des politiques écrites sur la violence et le harcèlement au travail, les revoir au moins une fois par année et les afficher (affichage non exigé là où cinq travailleurs ou moins sont employés régulièrement, sauf ordre d'un inspecteur).
  • Évaluer les risques de violence liés à la nature, au type et aux conditions du travail; en informer le comité ou le délégué et lui remettre une copie si l'évaluation est écrite; réévaluer au besoin.
  • Le programme sur la violence comprend des mesures pour maîtriser les risques, obtenir une aide immédiate, signaler les incidents, et préciser comment ils feront l'objet d'une enquête.
  • Le programme sur le harcèlement est élaboré en consultation avec le comité ou le délégué; il précise comment signaler (y compris à une autre personne que l'employeur ou le superviseur s'il est le présumé harceleur), comment les plaintes font l'objet d'une enquête, la confidentialité, et comment les parties sont informées des résultats.
  • L'employeur veille à ce que le harcèlement fasse l'objet d'une enquête appropriée, informe les deux parties des résultats par écrit et revoit le programme au moins une fois par année.
  • Violence familiale pouvant causer un préjudice corporel au travail : l'employeur prend toutes les précautions raisonnables dans les circonstances.
  • Les travailleurs reçoivent des renseignements et des directives sur la politique et le programme sur la violence, et des renseignements sur une personne ayant des antécédents de violence qu'ils peuvent rencontrer (pas plus de renseignements personnels que nécessaire).

Avis et comité (art. 52; norme du programme 8.1.5)

  • Si un travailleur est incapable de faire son travail habituel ou a besoin de soins médicaux en raison de violence au travail, l'employeur avise le comité par écrit dans les quatre jours.
  • Le rôle du CMSST comprend être consulté sur le programme sur le harcèlement et informé des résultats de l'évaluation des risques de violence.
  • Des comportements inappropriés, par exemple liés au racisme, peuvent mener au harcèlement ou à la violence.
  • Selon le Code des droits de la personne de l'Ontario, chacun a droit à un traitement exempt de discrimination et de harcèlement raciaux en matière d'emploi.

Reconnaissance et catégories de risques

Danger, blessure et maladie, les six catégories de risques, les cinq facteurs, les états de la matière, les voies d'entrée et les effets aigus et chroniques.

S'exercer : Reconnaissance et catégories de risquesFiches de révisionChapitre officiel

termes et catégories

  • Un danger est toute source possible de préjudice pour un travailleur (CCHST : toute source possible de dommage ou de préjudice).
  • Maladie professionnelle (LSST, art. 1) : état physique résultant de l'exposition, au travail, à un agent physique, chimique ou biologique qui nuit à la santé du travailleur; elle peut apparaître longtemps après l'exposition (latence). Une blessure professionnelle est un préjudice corporel causé par un événement au travail.
  • La démarche consiste à reconnaître, évaluer et maîtriser les risques, puis évaluer les mesures (souvent appelée RACE).
  • Six catégories de risques dans la formation d'agrément : physiques, chimiques, biologiques, musculosquelettiques, psychosociaux et liés à la sécurité.
  • Exemples (CCHST) : physiques — rayonnements, températures et pressions extrêmes, bruit, vibrations; chimiques — selon les propriétés du produit; biologiques — bactéries, virus, champignons, insectes, plantes, animaux; musculosquelettiques (ergonomiques selon le CCHST) — mouvements répétitifs, poste mal aménagé; psychosociaux — stress, violence, harcèlement; sécurité — glissades, trébuchements, protecteurs inadéquats, pannes d'équipement.
  • Cinq facteurs peuvent contribuer à un risque : les personnes, l'équipement, les matériaux, l'environnement et le procédé.

Voies d'entrée et effets (norme du programme; CCHST)

  • Les substances existent sous forme de gaz, de liquides ou de solides; la chaleur, la pression ou un procédé peuvent changer leur état (un liquide qui s'évapore, un solide broyé en poussière).
  • Voies d'entrée : inhalation (respiration, la plus courante au travail), absorption par la peau ou les yeux, ingestion et injection (perforation de la peau, comme une piqûre d'aiguille).
  • Une fois dans l'organisme, les produits circulent dans le sang et peuvent nuire à des organes éloignés du point d'entrée.
  • Les effets peuvent être aigus (peu après une courte exposition), chroniques (après une exposition répétée ou prolongée), locaux, systémiques, latents (longtemps après l'exposition) ou interactifs (deux expositions qui se combinent).

Identification des dangers

  • Repérer les dangers à la conception, avant les tâches, pendant les tâches, lors des inspections et après les incidents ou quasi-accidents.
  • Examiner le travail courant et non courant (entretien, nettoyage), tous les quarts, les dossiers de blessures, et parler aux travailleurs, qui connaissent le mieux leur travail.
  • Tenir compte des groupes à risque différent : jeunes ou nouveaux travailleurs, personnes handicapées, femmes enceintes.

Inspections du lieu de travail

Qui inspecte, à quelle fréquence, la préparation et la conduite d'une inspection, le signalement des risques au comité et les autres façons de repérer les risques.

S'exercer : Inspections du lieu de travailFiches de révisionChapitre officiel

inspections du comité

  • Les membres travailleurs désignent un membre travailleur pour inspecter l'état physique du lieu de travail; ce membre est agréé si possible.
  • Le même membre n'a pas à faire toutes les inspections.
  • Le lieu est inspecté au moins une fois par mois, sauf si un règlement ou un ordre d'un inspecteur prévoit autre chose.
  • Si une inspection mensuelle complète n'est pas pratique, tout le lieu est inspecté au moins une fois par année et une partie chaque mois, selon un calendrier fixé par le comité.
  • L'employeur et les travailleurs fournissent au membre les renseignements et l'aide nécessaires.
  • Le membre signale les risques au comité, qui doit les examiner dans un délai raisonnable.
  • Le délégué à la santé et à la sécurité a des obligations d'inspection semblables (par. 8 (6) et (7)).

faire une inspection

  • La reconnaissance des risques est le repérage initial de la possibilité ou de l'existence d'un risque.
  • Se préparer : réunir l'information (rapports antérieurs, dossiers d'incidents, listes de contrôle, plans) et les outils avant l'inspection.
  • Inspecter, repérer les risques, rédiger un rapport pour le comité et assurer le suivi.
  • Autres façons de repérer les risques : noter les préoccupations des travailleurs, observer, examiner les dossiers du lieu de travail, les données de la WSIB et les rapports du ministère.

Méthodes d'identification des dangers

  • Inspections, analyse de la sécurité des tâches, enquêtes sur les incidents, examen des dossiers, signalement des dangers par les employés et cartographie des dangers.
  • Travailler en équipe, en combinant des personnes qui connaissent le secteur et d'autres qui apportent un regard neuf.

Évaluation des risques et limites d'exposition

Les méthodes pour évaluer la gravité d'un risque, la surveillance de l'exposition, le droit d'assister au début des essais, et la LMPT, la LECT et la valeur plafond.

S'exercer : Évaluation des risques et limites d'expositionFiches de révisionChapitre officiel

évaluation des risques

  • L'évaluation aide à déterminer la gravité d'un risque (probabilité et gravité possible du préjudice).
  • Méthodes : inspections, enquêtes, analyse des risques liés aux tâches, observations, entrevues, comparaison avec une norme du lieu de travail ou reconnue, vérification de la conformité aux règlements et comparaison avec d'autres pratiques reconnues.
  • La surveillance de l'exposition mesure l'exposition des travailleurs aux agents pour la comparer aux limites.
  • Un membre désigné représentant les travailleurs a le droit d'être consulté et présent au début des essais en santé et sécurité (LSST, al. 9 (18) f)); il vérifie que des méthodes valables sont utilisées et que les résultats sont exacts.

Règlement 833 (Contrôle de l'exposition à des agents biologiques ou chimiques)

  • LMPT (limite moyenne pondérée dans le temps, TWA) : concentration moyenne dans l'air à laquelle un travailleur peut être exposé pendant une journée ou une semaine de travail.
  • LECT (limite d'exposition de courte durée, STEL) : concentration maximale pour toute période de 15 minutes, au plus quatre fois par quart de huit heures, avec au moins une heure entre les expositions.
  • C (valeur plafond) : concentration maximale à laquelle un travailleur peut être exposé en tout temps.
  • Les limites ontariennes viennent du Règlement 833 et du Règl. de l'Ont. 490/09 (Substances désignées), en référence aux valeurs limites (TLV) de l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH).

Maîtrise des risques et évaluation des mesures

Maîtriser les risques à la source, sur le trajet et au niveau du travailleur, la hiérarchie des mesures avec des exemples, les qualités d'une bonne mesure et son évaluation.

S'exercer : Maîtrise des risques et évaluation des mesuresFiches de révisionChapitre officiel

Norme du programme, 8.1.9 et 8.1.10

  • Maîtriser un risque, c'est le réduire ou l'éliminer.
  • Les mesures peuvent s'appliquer à la source, sur le trajet entre la source et le travailleur, et au niveau du travailleur.
  • Cinq types de mesures, dans l'ordre de la hiérarchie : élimination, substitution, mesures d'ingénierie, mesures administratives et équipement de protection individuelle (EPI).
  • Les apprenants doivent pouvoir expliquer les qualités d'une mesure efficace; le CCHST insiste pour qu'une mesure ne crée pas un nouveau danger plus grand et rappelle que les mesures d'ingénierie ne sont fiables que si elles sont bien conçues, utilisées et entretenues.
  • L'évaluation des mesures vérifie qu'elles fonctionnent comme prévu et continuent de fonctionner.

Hiérarchie des mesures de contrôle

  • L'élimination supprime physiquement le danger et est la plus efficace (acheter de l'équipement moins bruyant, utiliser une perche pour éviter le travail en hauteur, retirer les produits inutilisés).
  • Les mesures d'ingénierie agissent à la source avant que le danger n'atteigne le travailleur : isolement, encoffrement, protecteurs de machines, ventilation par aspiration locale, appareils de levage, garde-corps, méthodes humides contre la poussière.
  • Les mesures administratives changent la façon de travailler : procédures sécuritaires, formation, rotation des postes ou horaires travail-repos, travaux à forte exposition quand peu de personnes sont présentes, accès restreint, entretien préventif, entretien ménager et panneaux d'avertissement. Elles sont moins bien classées parce qu'elles ne suppriment pas le danger.
  • L'EPI (appareils respiratoires, gants, protecteurs auditifs) est le dernier recours, car il dépend d'un ajustement et d'un usage corrects à chaque fois.
  • Plusieurs mesures peuvent être combinées; il faut revoir les mesures pour confirmer qu'elles sont adéquates.

Avis et enquêtes sur les incidents

Les avis de décès, de blessure grave, de blessure avec arrêt de travail et de maladie professionnelle, la définition de blessure grave, la préservation des lieux et les enquêtes du comité.

S'exercer : Avis et enquêtes sur les incidentsFiches de révisionChapitre officiel

décès ou blessure grave

  • Si une personne est tuée ou gravement blessée, quelle qu'en soit la cause, dans un lieu de travail, l'employeur (et le constructeur) avise immédiatement un inspecteur, le comité ou le délégué, et le syndicat, par téléphone ou autre moyen direct.
  • L'employeur envoie un rapport écrit dans les 48 heures à un directeur et au comité, au délégué et au syndicat.
  • Personne ne doit déranger les lieux, les débris ou tout objet lié à l'accident avant la permission d'un inspecteur, sauf pour sauver une vie ou soulager des souffrances, maintenir un service public essentiel ou de transport, ou éviter des dommages inutiles.

Blessure grave (Règlement 834, selon le guide des comités)

  • Blessure de nature sérieuse qui met la vie en danger, cause une perte de conscience ou une perte de sang importante, comporte la fracture d'une jambe ou d'un bras (pas d'un doigt ou d'un orteil), l'amputation d'une jambe, d'un bras, d'une main ou d'un pied (pas d'un doigt ou d'un orteil), des brûlures sur une grande partie du corps, ou la perte de la vue d'un œil.

autres avis

  • Si une personne est incapable de faire son travail habituel ou a besoin de soins médicaux à la suite d'un accident, d'une explosion, d'un incendie ou de violence au travail, l'employeur avise par écrit dans les quatre jours le comité, le délégué et le syndicat (et un directeur si un inspecteur l'exige).
  • Si l'employeur apprend qu'un travailleur ou ancien travailleur a une maladie professionnelle ou a fait une demande à la WSIB à ce sujet, il avise par écrit dans les quatre jours un directeur, le comité ou le délégué, et le syndicat.
  • Sur un chantier ou dans une mine, certains incidents (défaillance d'équipement, effondrement, inondation) exigent un avis écrit dans les deux jours.

LSST, par. 9 (31)

  • Les membres travailleurs désignent un ou plusieurs d'entre eux pour enquêter sur les décès et blessures graves; le membre peut inspecter les lieux et l'équipement, sans déranger les lieux, et fait rapport au comité et à un directeur; il peut communiquer ses conclusions à un inspecteur.

de bonnes enquêtes

  • L'enquête cherche les causes pour éviter que l'incident se reproduise; un bon système de signalement repère aussi les quasi-accidents.
  • Outils : prise de notes rigoureuse, entrevues, analyse des données, rédaction du rapport, recommandations et calendrier de conformité.
  • Le ministère, la police et les parties du lieu de travail ont chacun un rôle; les membres du comité peuvent vivre du stress ou un traumatisme et devraient demander de l'aide au besoin.

Rédigé dans nos mots à partir de : Guide pour les comités et les délégués en matière de santé et de sécurité (Ontario)

FAQ

CMSST partie 1 – guide d'étude : questions fréquentes

Comment utiliser ce guide d'étude CMSST partie 1?

Lisez un thème, puis répondez aux questions de pratique de ce thème pendant que les règles sont fraîches. Notez les questions manquées, relisez ces notes et terminez par un test de pratique complet sur les 13 thèmes.

Ce guide remplace-t-il le guide officiel CMSST partie 1?

Non. C'est notre propre résumé du document « Guide pour les comités et les délégués en matière de santé et de sécurité (Ontario) ». Servez-vous-en pour réviser, et consultez le guide officiel quand vous avez besoin du texte exact d'une règle.

Puis-je imprimer ce guide d’étude?

Oui, avec la commande d'impression de votre navigateur. Pour des questions à imprimer avec un corrigé, utilisez plutôt notre page de questions et réponses en PDF.

Continuez à pratiquer

Pratique par thème