Un agent n'a pas pu dire le motif de l'arrestation à un suspect qui se débattait. Quel est l'effet selon l'article 29?
Agent de sécurité Québec (BSP): Pouvoirs d'arrestation et droits de la personne arrêtée
L'arrestation par un citoyen selon l'article 494 du Code criminel, le pouvoir du mandataire du propriétaire, la remise immédiate à la police, le motif de l'arrestation, la violation de la paix et les droits de la personne arrêtée selon la Charte québécoise : traitement humain, motifs dans une langue comprise, proches et avocat.
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Référence d'étude : Loi québécoise sur la sécurité privée et consignes du BSP (oct. 2026), ch. 5 Pouvoirs d'arrestation — Code criminel, art. 29, 30, 494; Charte des droits et libertés de la personne, art. 24, 25, 28, 29; LSP art. 3
Les 22 questions de ce test
Toutes les questions et leurs choix de réponse. Les bonnes réponses et les explications s’affichent quand vous faites le test ci-dessus.
Un agent n'a pas pu dire le motif de l'arrestation à un suspect qui se débattait. Quel est l'effet selon l'article 29?
- L'arrestation devient automatiquement illégale
- Le permis de l'agent est automatiquement suspendu par le BSP
- Cela ne lui retire pas, à lui seul, sa protection
- Le suspect doit être relâché sur-le-champ
Que doit dire la personne qui arrête à la personne arrêtée, lorsque c'est possible?
- Son adresse personnelle
- Le nom du juge
- Le motif de l'arrestation
- Le montant de l'amende
Comment le paragraphe 494 (4) relie-t-il l'arrestation par un citoyen à l'emploi de la force?
- Il interdit toute forme de force lors d'une arrestation par un citoyen
- Il rend la personne « autorisée par la loi » (art. 25)
- Il permet la même force que celle du suspect
- Il exige l'accord préalable de la police
Un agent engagé par un centre commercial voit une personne briser une vitrine du centre. Quel pouvoir convient?
- L'arrestation en vertu d'une loi provinciale sur l'intrusion
- Une détention de 24 heures dans le bureau de sécurité
- L'arrestation par une personne autorisée par le propriétaire
- Aucun, le bris de vitrine est une affaire civile
À l'arrivée de la police, quels détails l'agent doit-il pouvoir donner?
- Les rumeurs entendues au sujet du suspect
- Une supposition sur le casier du suspect
- L'heure, le lieu, les descriptions et ce qu'il a vu
- Son opinion personnelle sur la moralité et le caractère du suspect
Une cliente dit à l'agent qu'un homme a volé un sac il y a une heure. L'agent peut-il l'arrêter selon l'al. 494 (1) a)?
- Oui, si la cliente signe une déclaration écrite
- Oui, tant que l'homme est encore dans le magasin
- Oui, le témoignage d'une cliente suffit toujours
- Non, il ne l'a pas trouvé en train de le commettre
Deux clients commencent à se battre dans un hall. Que permet l'article 30 du Code criminel à un témoin?
- Garder leurs pièces d'identité jusqu'au lendemain matin, par précaution
- Leur imposer une amende sur-le-champ
- Intervenir et les détenir pour la police, avec une force raisonnable
- Choisir lequel des deux doit être puni
Lors d'une arrestation, un agent crie « Police! ». Que dit le règlement?
- C'est permis pour obtenir l'obéissance
- Il ne doit pas prétendre avoir les pouvoirs d'un policier
- C'est permis si un vrai policier arrive sur les lieux peu après
- C'est permis la nuit seulement
Quand le mandataire du propriétaire peut-il arrêter quelqu'un dans un délai raisonnable après l'infraction?
- Si le gérant signe un ordre d'arrestation
- Si les biens volés valent plus de 5 000 $
- S'il croit que l'arrestation par la police n'est pas possible
- Si le suspect revient sur les mêmes lieux au cours de la semaine suivante
Après une arrestation par un citoyen, que doit faire l'agent de sécurité?
- La relâcher dès qu'elle rend la marchandise
- L'interroger pendant une heure avant d'appeler
- Livrer aussitôt la personne à un agent de la paix
- La garder jusqu'à la fermeture du magasin
Selon l'alinéa 494 (1) b), dans quelle situation peut-on arrêter l'auteur d'une infraction criminelle?
- Il est assis dans sa voiture près du commerce
- Il refuse de donner son nom et son adresse à l'agent de sécurité
- Il fuit des personnes autorisées qui le poursuivent
- Il quitte les lieux après une dispute verbale
Un agent retient une personne qu'il n'a pas arrêtée, « en attendant le gérant ». Que dit le règlement?
- C'est permis pendant 30 minutes
- Il est interdit de détenir une personne non arrêtée
- C'est permis si la personne est mineure
- C'est permis tant que le gérant est en route vers le magasin
Comment toute personne arrêtée doit-elle être traitée selon la Charte québécoise?
- Avec humanité et respect
- Comme le client le décide
- Isolée sans contact
- Menottée en tout temps
Selon l'alinéa 494 (1) a), qui toute personne peut-elle arrêter sans mandat?
- Un individu qui refuse de montrer son sac à la sortie
- Un individu qui enfreint un règlement municipal
- Un individu soupçonné d'un vol commis la semaine passée
- Un individu trouvé en train de commettre un acte criminel
Après avoir arrêté un voleur à l'étalage, que doit faire l'agent en premier?
- Appeler la police pour lui remettre la personne
- Laisser le gérant décider d'une punition
- Fouiller la voiture du voleur dans le stationnement
- Prendre sa photo et l'afficher à l'entrée
Selon l'article 24 de la Charte québécoise, quand peut-on priver une personne de sa liberté?
- Chaque fois qu'un client du commerce le demande expressément à l'agent
- Chaque fois qu'une personne semble suspecte
- Pendant au plus une heure sans aucun motif
- Pour les motifs prévus par la loi et selon la procédure
Quels pouvoirs d'arrestation un agent de sécurité a-t-il au Québec?
- Aucun pouvoir, même lors d'un crime grave
- Ceux d'un agent de la paix sur le terrain du client
- Ceux d'un policier pendant son quart de travail
- Ceux de tout citoyen, prévus au Code criminel
Selon la Charte québécoise, comment la personne arrêtée doit-elle être informée des motifs de son arrestation?
- Seulement si elle le demande par écrit
- En français seulement, au poste de police
- Par écrit, dans les 48 heures
- Promptement, dans une langue qu'elle comprend
Une personne arrêtée par un agent demande d'appeler un proche et un avocat. Que prévoit la Charte québécoise?
- Elle n'a ce droit que si un policier est présent
- Elle peut, sans délai, prévenir ses proches et un avocat
- Elle peut appeler seulement un avocat, jamais ses proches ni sa famille
- Elle doit attendre d'être devant un juge
Quel degré de croyance l'alinéa 494 (1) b) exige-t-il quant à l'infraction de la personne qui fuit?
- Une preuve hors de tout doute raisonnable, comme devant un tribunal criminel
- Une simple intuition fondée sur l'apparence
- Une plainte écrite signée par la victime
- Des motifs raisonnables de croire à une infraction criminelle
Un agent d'entrepôt voit un homme faire un graffiti sur le mur. Selon le par. 494 (2), que doit être l'infraction?
- Une infraction causant plus de 5 000 $ de dommages
- Une infraction commise pendant les heures d'ouverture
- Une infraction vue aussi par un deuxième témoin
- Une infraction criminelle commise sur le bien ou à son égard
Un voleur s'éloigne calmement après un petit vol et ne menace personne. Quel est souvent le choix le plus sûr?
- Bloquer sa voiture avec un véhicule de patrouille
- Observer, noter une description et appeler la police
- Le plaquer au sol avant qu'il franchisse la porte
- Le poursuivre dans la rue au milieu de la circulation
Pouvoirs d'arrestation et droits de la personne arrêtée : règles clés à retenir
Notre résumé de ce que dit le guide officiel sur ce sujet, dans nos propres mots. Lisez-le avant ou après les questions ci-dessus, puis consultez le chapitre original. Lire le chapitre officiel ↗
Loi sur la sécurité privée, art. 3; normes de comportement, art. 6
- L'agent de sécurité n'est pas un agent de la paix et ne doit pas se présenter comme ayant ses pouvoirs; il a les pouvoirs d'arrestation de tout citoyen.
Arrestation par toute personne
- Toute personne peut arrêter sans mandat un individu qu'elle trouve en train de commettre un acte criminel.
- Ou un individu qui, selon ce qu'elle croit pour des motifs raisonnables, a commis une infraction criminelle et fuit des personnes légalement autorisées à l'arrêter, qui le poursuivent immédiatement.
Code criminel, par. 494 (2) à (4)
- Le propriétaire, la personne en possession légitime d'un bien ou la personne qu'ils autorisent peut arrêter quelqu'un trouvé en train de commettre une infraction criminelle sur ce bien ou à son égard, sur-le-champ ou dans un délai raisonnable s'il croit pour des motifs raisonnables que l'arrestation par un agent de la paix n'est pas possible.
- La personne qui arrête sans être agent de la paix doit livrer aussitôt l'individu à un agent de la paix.
- Elle est « autorisée par la loi » au sens de l'article 25.
Code criminel, art. 29 et 30
- Informer la personne arrêtée du motif de l'arrestation, lorsque c'est possible.
- Témoin d'une violation de la paix : on peut intervenir pour l'empêcher de continuer et détenir le participant pour le livrer à un agent de la paix, avec une force raisonnable.
Charte des droits et libertés de la personne (Québec), art. 24, 25, 28, 29
- Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour les motifs prévus par la loi et selon la procédure prescrite.
- Toute personne arrêtée ou détenue doit être traitée avec humanité et respect.
- Elle a le droit d'être promptement informée, dans une langue qu'elle comprend, des motifs de son arrestation.
- Elle a le droit, sans délai, de prévenir ses proches et de recourir à un avocat, et doit être promptement informée de ces droits.
Normes de comportement, art. 3 (4)
- Ne pas détenir une personne qui n'est pas en état d'arrestation ou qu'on n'a pas le droit de détenir.
Remise à la police (pratique)
- L'agent remet la personne arrêtée à la police avec un compte rendu factuel : heure et lieu exacts, description des personnes, ce qu'il a lui-même vu, détails d'un véhicule; il peut ensuite être appelé à témoigner.
Réviser les règles « Pouvoirs d'arrestation et droits de la personne arrêtée » en fiches →
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