SIMDUT – aperçu

SIMDUT – guide d'étude : les règles clés des 14 thèmes

Guide d'étude gratuit : 293 points clés tirés du document « Réponses SST du CCHST : fiches d'information sur le SIMDUT », en mots simples, classés par thème, avec un lien vers les questions de pratique de chaque thème.

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  • 14 thèmes
  • 291 points clés
  • Gratuit, sans inscription

Ce guide d'étude réunit sur une seule page nos notes sur chaque thème de l'examen « Quiz de formation SIMDUT (SIMDUT 2015 / SGH) » : 293 points courts, rédigés dans nos mots, classés par thème et par section du guide officiel. Lisez-le du début à la fin avant votre premier test de pratique, ou allez directement à un thème grâce à la liste ci-dessous.

Chaque thème se termine par un lien vers ses questions de pratique, pour vérifier tout de suite ce que vous venez de lire, et par un lien vers le chapitre officiel pour le texte complet. Ces notes résument le document « Réponses SST du CCHST : fiches d'information sur le SIMDUT » de Santé Canada (règles visant les fournisseurs) et les organismes provinciaux, territoriaux et fédéral de santé et de sécurité au travail (règles visant les lieux de travail); elles ne le remplacent pas. Si nos notes et la source officielle diffèrent, la source officielle a priorité.

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Qu'est-ce que le SIMDUT

Ce qu'est le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail, ses quatre grands éléments, son harmonisation avec le SGH, ce qu'est un produit dangereux et quels produits sont exclus.

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Qu'est-ce que le SIMDUT?

  • SIMDUT = Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail.
  • C'est un système pancanadien qui fournit de l'information sur la santé et la sécurité concernant les produits dangereux destinés à être utilisés, manipulés ou entreposés dans les lieux de travail canadiens.
  • Le SIMDUT est harmonisé avec le SGH (Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques), le système mondial de communication des dangers.
  • Avantages de l'harmonisation avec le SGH énumérés par le CCHST : critères de classification plus complets (qui montrent mieux la gravité), nouvelles classes de dangers, critères de dangers physiques conformes au transport des marchandises dangereuses (TMD), mentions de danger et conseils de prudence normalisés, format de FDS normalisé.

Principaux éléments du SIMDUT

  • Quatre éléments principaux : identification des dangers et classification des produits; étiquetage; fiches de données de sécurité (FDS); éducation et formation des travailleurs.
  • La page de l'Ontario présente plutôt trois moyens de transmission : les étiquettes sur les contenants, les FDS et les programmes d'éducation des travailleurs.

Produits visés

  • Un produit visé par la Loi sur les produits dangereux qui répond aux critères d'une classe ou d'une catégorie de danger est un « produit dangereux ».
  • Tous les produits dangereux utilisés au travail sont visés, et un programme SIMDUT comprenant l'éducation et la formation doit être en place.
  • Les fournisseurs comparent leurs produits aux critères du Règlement sur les produits dangereux; les produits dangereux doivent être étiquetés et accompagnés d'une FDS au moment de la vente.
  • La classe et la catégorie de danger figurent à la section 2 de la FDS (Identification des dangers) et sur l'étiquette du fournisseur.

Produits exclus (exclusions)

  • Explosifs (Loi sur les explosifs); cosmétiques, instruments, drogues, aliments (Loi sur les aliments et drogues); produits antiparasitaires (Loi sur les produits antiparasitaires); produits de consommation (Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation); bois et produits en bois; substances nucléaires radioactives (Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires); déchets dangereux (vendus pour le recyclage ou la récupération ou destinés à l'élimination); tabac et produits du tabac; articles manufacturés.
  • Bon nombre de ces produits sont visés par d'autres lois.
  • Même lorsqu'un produit est exempté des règles du SIMDUT sur les étiquettes et les FDS, l'employeur doit quand même éduquer et former les travailleurs sur les effets sur la santé, l'utilisation et l'entreposage sécuritaires.

Produits de consommation au travail

  • Produits de consommation : achetés en magasin, généralement pour usage domestique (nettoyants, adhésifs, lubrifiants); étiquetés en vertu d'autres lois.
  • Les travailleurs devraient quand même recevoir une éducation et une formation sur l'utilisation sécuritaire de ces produits.

Dénomination chimique générique sur une FDS

  • Une dénomination chimique générique signifie que le fournisseur a présenté une demande pour protéger l'ingrédient exact à titre de renseignements commerciaux confidentiels (RCC); seul Santé Canada peut approuver une demande de RCC.

Lois et application du SIMDUT

Le SIMDUT 1988, le SIMDUT 2015 et les modifications de décembre 2022, la Loi et le Règlement sur les produits dangereux, qui fait appliquer le SIMDUT dans chaque administration et ce que vérifie un inspecteur.

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Le SIMDUT est-il une loi?

  • Oui. Le SIMDUT est devenu loi en 1988 au moyen de lois fédérales, provinciales et territoriales complémentaires (« SIMDUT 1988 »).
  • Le Règlement sur les produits dangereux harmonisé avec le SGH a été publié dans la Partie II de la Gazette du Canada le 11 février 2015 (« SIMDUT 2015 »).
  • Des modifications de la Loi sur les produits dangereux et de son règlement sont entrées en vigueur le 15 décembre 2022; les fournisseurs disposaient d'une transition de 3 ans (CCHST : jusqu'au 15 décembre 2025; whmis.org : terminée le 14 décembre 2025). Le CCHST parle maintenant du « SIMDUT modifié » et appelle le SIMDUT 2015 l'« ancien SIMDUT ».
  • Page de l'Ontario : le SIMDUT 2015 a été mis en place progressivement entre février 2015 et décembre 2018; depuis le 1er décembre 2018, tout le monde est passé au SIMDUT 2015.

Lois fédérales

  • Fédéral : la Loi sur les produits dangereux (LPD) et le Règlement sur les produits dangereux (RPD) établissent les obligations des fournisseurs (classification, étiquettes, FDS). Santé Canada est responsable des lois visant les fournisseurs.
  • Guide de l'Ontario : la Loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangereuses (LCRMD) et son règlement protègent les renseignements commerciaux confidentiels; Santé Canada décide si une demande de RCC est valide.
  • Avec le SIMDUT 2015, les « produits contrôlés » sont devenus des « produits dangereux »; les FDS ont adopté un format normalisé en 16 sections; il n'y a plus de règle de mise à jour des FDS aux 3 ans (mise à jour dès que de nouveaux renseignements sont disponibles).

Lois visant le lieu de travail (employeur)

  • Chaque province et territoire ainsi que le gouvernement fédéral (pour les lieux de travail sous réglementation fédérale) ont leurs propres règles de santé et de sécurité au travail sur le SIMDUT pour les employeurs, fondées sur un modèle commun; de légères différences sont possibles.

Qui fait appliquer le SIMDUT?

  • Le SIMDUT est appliqué par les ministères ou organismes provinciaux et territoriaux de SST, ou par le Programme du travail fédéral (EDSC) pour les lieux de travail sous réglementation fédérale.
  • Certains inspecteurs sont désignés par Santé Canada pour faire appliquer les exigences visant les fournisseurs en vertu de la LPD et du RPD.
  • Exemples tirés du tableau du CCHST : Ontario – Loi sur la santé et la sécurité au travail + Règlement 860; Colombie-Britannique – WorkSafeBC; Québec – CNESST; lieux de travail fédéraux – partie II du Code canadien du travail, appliquée par le Programme du travail d'EDSC.

Visites d'inspecteurs

  • Les employeurs doivent être prêts à : démontrer qu'un programme SIMDUT est en place; montrer où se trouvent les FDS; montrer que les produits sont correctement étiquetés; présenter les registres d'éducation et de formation.
  • Les inspecteurs peuvent parler aux travailleurs pour confirmer leur formation : quels sont les dangers, comment me protéger, que faire en cas d'urgence, où obtenir plus d'information.
  • Les inspecteurs de la LPD peuvent entrer dans un lieu s'ils ont des motifs raisonnables de croire qu'une activité liée au SIMDUT s'y déroule ou qu'un produit dangereux s'y trouve.
  • On peut demander aux fournisseurs de présenter des copies conformes des étiquettes et des FDS dans les deux langues officielles ainsi que les registres de vente et d'achat.

Exigences de toutes les administrations envers les employeurs

  • Offrir un programme d'éducation et de formation des travailleurs; veiller à un étiquetage adéquat (y compris les étiquettes du lieu de travail); donner accès à des FDS à jour (les préparer au besoin); mettre en place des mesures de contrôle appropriées.

Obligations des fournisseurs, des employeurs et des travailleurs

Qui est fournisseur, fabricant, importateur ou distributeur, ce que l'employeur doit fournir, ce que le travailleur doit faire et le rôle du comité de santé et de sécurité.

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Fournisseur, fabricant, importateur, distributeur

  • Fournisseur : personne qui, dans le cadre de ses affaires, vend ou importe un produit dangereux.
  • Fabricant : fournisseur qui, dans le cadre de ses affaires au Canada, fabrique, produit, transforme, emballe ou étiquette un produit dangereux et le vend.
  • Importateur : fournisseur qui fait entrer un produit dangereux au Canada, mais ne le vend pas.
  • Distributeur : fournisseur canadien qui achète un produit dangereux et le revend tel quel; s'il le réemballe ou le réétiquette avant de le vendre, il est considéré comme un fabricant.
  • Un employeur qui importe un produit dangereux uniquement pour son propre lieu de travail est l'importateur et doit respecter les exigences visant les fournisseurs (il peut conserver le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du fournisseur étranger sur l'étiquette et la FDS).

Obligations du fournisseur

  • Classer les produits dangereux; fournir les étiquettes; fournir les FDS (au moment de la vente).

Obligations de l'employeur

  • Éduquer et former les travailleurs sur les dangers et l'utilisation sécuritaire.
  • Donner aux travailleurs accès à des FDS à jour.
  • S'assurer que les produits dangereux sont étiquetés; préparer des étiquettes du lieu de travail au besoin.
  • Préparer des FDS au besoin (p. ex., produit fabriqué et utilisé sur place).
  • Mettre en place des mesures de contrôle appropriées.
  • Les obligations liées au programme comprennent aussi : savoir quels produits dangereux sont présents et comment ils sont utilisés; tenir des registres de leur identité et de leur quantité; cerner les dangers; déterminer qui peut être exposé; élaborer des procédures (utilisation sécuritaire, tuyauteries et récipients, protection, urgences); mettre à jour les FDS et les étiquettes lorsque de nouvelles données importantes sont disponibles; surveiller le programme.
  • Produits du SIMDUT 1988 encore sur place : obtenir une FDS à jour du fournisseur, ou rédiger une nouvelle FDS et une nouvelle étiquette, ou éliminer le produit de façon sécuritaire.
  • L'employeur qui produit sur place un produit dangereux pour son propre usage doit le classer, y apposer une étiquette du lieu de travail et préparer une FDS.

Obligations du travailleur

  • Participer à l'éducation et à la formation sur le SIMDUT.
  • Prendre les mesures nécessaires pour se protéger et protéger ses collègues; participer à l'identification et au contrôle des dangers.
  • Suivre les instructions et les méthodes de travail sécuritaires; connaître les produits qu'il manipule ou auxquels il peut être exposé (p. ex., lors d'un déversement ou d'un incendie); ne pas utiliser un produit avant d'avoir été formé.
  • Garder les étiquettes en bon état; ne pas utiliser de produits non étiquetés; demander une nouvelle étiquette si elle est illisible.
  • Savoir comment obtenir les FDS et les comprendre; demander de l'aide; signaler ses préoccupations.

Comité de santé et de sécurité

  • L'employeur est le responsable ultime du programme SIMDUT.
  • Le programme devrait être élaboré par l'employeur en consultation avec le comité de santé et de sécurité ou le représentant.
  • Le comité peut aider à élaborer le programme et la formation, ou en assurer la surveillance et la vérification; il peut soulever des préoccupations relevées pendant les inspections.

Éléments d'un programme SIMDUT

  • Six éléments : achats et inventaire; identification des dangers; inspections; éducation et formation des travailleurs; examen et évaluation; documentation et tenue de registres.
  • L'employeur doit savoir en tout temps quels produits dangereux sont présents et en quelles quantités.
  • Le programme est examiné au moins une fois par année, ou plus souvent si les conditions changent. Une inspection propre au SIMDUT au moins une fois par année peut être conseillée.
  • Les fournisseurs doivent conserver les documents (copies des étiquettes et des FDS, renseignements sur les ventes et les achats) pendant six ans.

Éducation et formation SIMDUT

La différence entre l'éducation et la formation propre au lieu de travail, qui doit être formé, le contenu obligatoire, les quatre questions auxquelles tout travailleur doit pouvoir répondre, les réexamens et les formations d'appoint.

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Éducation ou formation

  • Éducation = information générale et transférable (fonctionnement du SIMDUT, classes de dangers, contenu des étiquettes et des FDS). S'applique à tout lieu de travail.
  • Formation = propre au lieu et au poste : procédures du lieu de travail pour l'entreposage, la manutention, l'utilisation, l'élimination, les urgences, les déversements et les situations inhabituelles.

Qui doit être formé

  • Tout lieu de travail où se trouvent des produits dangereux doit avoir un programme SIMDUT; les travailleurs doivent être éduqués et formés.
  • Comprend les travailleurs qui : peuvent être exposés dans le cadre de leur travail (utilisation normale, entretien, urgences); utilisent, entreposent, manipulent ou éliminent un produit dangereux; supervisent ou dirigent ces travailleurs; participent aux interventions d'urgence.
  • Information sur les dangers couverte = information du fournisseur, plus tout autre renseignement que l'employeur connaît sur l'utilisation, l'entreposage et la manutention.

Sujets

  • Information figurant sur les étiquettes du fournisseur et du lieu de travail et sa signification; information figurant sur les FDS et sa signification; procédures d'utilisation, de manutention et d'élimination sécuritaires; procédures pour les produits dans des tuyauteries, des récipients et des wagons-citernes; procédures si le produit peut se trouver dans l'air; procédures d'urgence.
  • whmis.org ajoute : signification des mentions d'avertissement et des mentions de danger (p. ex., « Danger. Peut provoquer le cancer »), comment accéder aux FDS, sources d'information supplémentaires.

Obligations de l'employeur

  • Toutes les administrations canadiennes exigent que l'employeur élabore, mette en œuvre et maintienne un programme d'éducation et de formation des travailleurs sur le SIMDUT; formation propre aux produits pour les travailleurs exposés.
  • Consulter le comité de santé et de sécurité ou le représentant lors de l'élaboration ou de l'examen.
  • Examiner l'ensemble du programme au moins une fois par année, ou plus souvent si les conditions, les procédés ou l'information sur les dangers changent (à confirmer auprès de l'administration).
  • La plupart des administrations ne fixent pas de fréquence de recyclage.

Formations d'appoint

  • Généralement exigées : au besoin pour protéger la santé et la sécurité; lorsque les conditions de travail changent; lorsque de nouveaux produits sont introduits; lorsque des produits changent et présentent des dangers différents; lorsque de nouveaux renseignements sur les dangers sont disponibles; lorsqu'il y a de nouveaux renseignements sur l'utilisation, la manutention, l'entreposage ou l'élimination sécuritaires.
  • Certaines administrations peuvent exiger une évaluation périodique des connaissances (examens écrits, démonstrations pratiques, autres moyens). Page du CCHST sur le programme : l'employeur doit évaluer périodiquement les connaissances des travailleurs au moyen d'examens écrits, de démonstrations pratiques et d'autres moyens.

Obligations du travailleur

  • Participer à l'éducation et à la formation; suivre les méthodes de travail sécuritaires.

Changement d'employeur

  • Il revient au nouvel employeur de décider s'il faut reprendre l'éducation générale; la partie générale s'applique partout, mais une formation propre au nouveau lieu de travail et au nouveau poste doit toujours être donnée.

Formation réussie

  • Quatre questions par produit : Quels sont les dangers? Comment puis-je me protéger? Que dois-je faire en cas d'urgence? Où puis-je obtenir plus d'information?

Qui donne la formation

  • L'obligation légale incombe à l'employeur; la formation peut être donnée par l'employeur ou par une personne ou un organisme qualifié ou compétent qu'il choisit; l'employeur demeure légalement responsable.
  • L'employeur peut choisir son fournisseur de formation; certaines administrations ont mis en garde contre les appels de vente sous pression prétendant que l'employeur n'est pas conforme.

Groupes, classes et catégories de dangers

Les groupes des dangers physiques et des dangers pour la santé, comment les classes regroupent des produits semblables, comment les catégories et les types indiquent la gravité, et ce qui a changé avec les modifications de 2022.

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Fonctionnement de la classification

  • Les fournisseurs déterminent si un produit répond aux critères physiques et de santé du Règlement sur les produits dangereux; répondre aux critères d'une classe = produit dangereux.
  • L'employeur qui produit des produits dangereux pour son propre lieu de travail doit les évaluer, les classer et fournir les étiquettes et les FDS.
  • Outils : arbres de décision techniques sur whmis.org et documents d'orientation de Santé Canada.

Groupes de dangers

  • Le SIMDUT comporte deux groupes de dangers : les dangers physiques et les dangers pour la santé.
  • Groupe des dangers physiques : fondé sur les propriétés physiques ou chimiques comme l'inflammabilité, la réactivité, la corrosivité pour les métaux.
  • Groupe des dangers pour la santé : fondé sur la capacité de causer un effet sur la santé (irritation oculaire, sensibilisation respiratoire, cancérogénicité).
  • Le SGH comporte aussi un groupe de dangers pour l'environnement; le SIMDUT ne l'a pas adopté, mais les fournisseurs peuvent quand même indiquer les classes environnementales sur les étiquettes et les FDS.
  • La classe Explosifs du SGH n'est pas incluse dans le SIMDUT; les explosifs sont visés par d'autres lois canadiennes.

Classes de dangers

  • Classe = regroupement de produits aux propriétés semblables. La plupart sont communes au SGH; certaines sont propres au SIMDUT.
  • 19 classes de dangers physiques énumérées (dont les produits chimiques sous pression, les poussières combustibles, les asphyxiants simples, les dangers physiques non classifiés ailleurs).
  • 12 classes de dangers pour la santé énumérées (dont les matières infectieuses présentant un danger biologique, les dangers pour la santé non classifiés ailleurs).

Catégories de dangers

  • Chaque classe compte au moins une catégorie; les catégories sont des chiffres (1, 2…); certaines sont appelées types et utilisent des lettres (A, B…); certaines ont des sous-catégories (1A, 1B).
  • La catégorie indique la gravité. Catégorie 1 = la plus dangereuse de la classe; 1A plus dangereuse que 1B; catégorie 2 plus dangereuse que 3.
  • Exemples : corrosif pour les métaux compte une catégorie; cancérogénicité, deux; liquides comburants, trois; peroxydes organiques, cinq ou plus (types).
  • Exceptions : les catégories des gaz sous pression (gaz comprimé, gaz liquéfié, gaz liquéfié réfrigéré, gaz dissous) décrivent l'état physique, et non la gravité. La toxicité pour la reproduction comporte une catégorie distincte « Effets sur ou via l'allaitement » sans numéro.

Modifications de 2022

  • Nouvelle classe de dangers physiques : Produits chimiques sous pression.
  • « Aérosols inflammables » devient « Aérosols »; nouvelle catégorie 3 des aérosols pour les aérosols non inflammables.
  • Gaz inflammables, catégorie 1 divisée en 1A et 1B; les gaz pyrophoriques et les gaz chimiquement instables relèvent maintenant des gaz inflammables, catégorie 1A.

Où trouver la classification

  • La classe et la catégorie figurent à la section 2 de la FDS (Identification des dangers) et se reflètent sur l'étiquette.

Classes de dangers physiques

Produits inflammables, comburants, gaz sous pression, matières pyrophoriques et auto-échauffantes, matières qui réagissent au contact de l'eau, peroxydes organiques, matières corrosives pour les métaux, poussières combustibles, asphyxiants simples et produits chimiques sous pression.

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Principales préoccupations de chaque classe de danger physique

  • Gaz inflammables, aérosols, liquides inflammables, matières solides inflammables : s'enflamment facilement; principaux dangers : incendie ou explosion. La classe des aérosols compte aussi une catégorie non inflammable (peuvent éclater sous l'effet de la chaleur).
  • Gaz, liquides et matières solides comburants : peuvent provoquer ou aggraver un incendie, ou provoquer un incendie ou une explosion.
  • Gaz sous pression : les gaz comprimés, liquéfiés et dissous sont dangereux en raison de la haute pression; le contenant peut exploser s'il est chauffé. Les gaz liquéfiés réfrigérés sont très froids et peuvent causer des brûlures cryogéniques (par le froid).
  • Matières autoréactives et mélanges autoréactifs : peuvent réagir d'eux-mêmes et provoquer un incendie ou une explosion, ou le faire sous l'effet de la chaleur.
  • Liquides et matières solides pyrophoriques : prennent feu très rapidement (spontanément) au contact de l'air.
  • Matières auto-échauffantes : peuvent prendre feu au contact de l'air, mais seulement après une plus longue période ou en grandes quantités (diffèrent des matières pyrophoriques).
  • Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables : réagissent avec l'eau en libérant un gaz inflammable, qui s'enflamme parfois spontanément.
  • Peroxydes organiques : peuvent provoquer un incendie ou une explosion sous l'effet de la chaleur.
  • Corrosif pour les métaux : peut endommager ou détruire chimiquement les métaux.
  • Poussières combustibles : particules solides finement divisées qui peuvent prendre feu ou exploser si elles sont dispersées dans l'air et enflammées.
  • Asphyxiants simples : gaz qui peuvent déplacer l'oxygène et causer une suffocation rapide.
  • Dangers physiques non classifiés ailleurs : dangers découlant d'une réaction chimique qui causent des blessures graves ou la mort au moment de la réaction; la mention de danger décrit le danger.
  • Produits chimiques sous pression : liquides ou matières solides dans un récipient (autre qu'un générateur d'aérosol) pressurisés par un gaz à 200 kPa (pression manométrique) ou plus à 20 °C, à l'exclusion des gaz sous pression.

faits complémentaires

  • Le feu a besoin de combustible, d'oxygène et de chaleur (source d'inflammation) réunis.
  • Les vapeurs de la plupart des liquides inflammables sont plus lourdes que l'air; elles peuvent se déplacer le long du plancher jusqu'à une source d'inflammation éloignée et provoquer un retour de flamme.
  • Une charge statique s'accumule lorsqu'on verse, pompe, filtre ou agite des liquides inflammables ou qu'ils circulent dans des tuyaux; elle peut les enflammer.
  • L'air contient environ 21 % d'oxygène. Les comburants ne brûlent pas eux-mêmes, mais rendent les incendies plus chauds et plus rapides et peuvent faire brûler des matières qui normalement ne brûleraient pas.
  • Les asphyxiants simples sont incolores et inodores; un faible taux d'oxygène (19,5 % ou moins) cause des symptômes; préoccupation dans les espaces clos. Pas de pictogramme (absent du SGH); mention d'avertissement Attention.
  • Une bouteille à gaz endommagée peut être projetée comme une fusée ou tourner sur elle-même si un robinet se brise.

Classes de dangers pour la santé

Toxicité aiguë, lésions de la peau et des yeux, sensibilisants, mutagènes, cancérogènes, toxicité pour la reproduction, toxicité pour certains organes cibles, danger par aspiration et matières infectieuses présentant un danger biologique.

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Principales préoccupations de chaque classe de danger pour la santé

  • Toxicité aiguë : mortel, toxique ou nocif par inhalation, par contact cutané ou en cas d'ingestion. « Aiguë » = effets après un contact cutané ou l'ingestion d'une dose unique ou de doses multiples en 24 heures, ou une exposition par inhalation de 4 heures. Peut aussi provenir d'un produit qui libère un gaz toxique au contact de l'eau.
  • Corrosion cutanée/irritation cutanée : graves brûlures de la peau (corrosion : ulcères, saignements, croûtes sanglantes) ou irritation cutanée (lésions réversibles).
  • Lésions oculaires graves/irritation oculaire : lésions des tissus ou dégradation grave de la vue, ou irritation oculaire réversible.
  • Sensibilisant respiratoire : peut causer des symptômes d'allergie ou d'asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation. Sensibilisant cutané : réaction allergique après un contact cutané.
  • Mutagénicité pour les cellules germinales : peut induire ou est susceptible d'induire des mutations génétiques héréditaires (transmises aux générations futures).
  • Cancérogénicité : peut provoquer le cancer ou en augmenter l'incidence.
  • Toxicité pour la reproduction : atteinte à la fonction sexuelle et à la fertilité, effets nocifs sur l'enfant à naître, ou effets sur ou via l'allaitement (effets nocifs pour les enfants nourris au sein).
  • Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique : lésions des organes (p. ex., foie, reins, sang) après une seule exposition; comprend une catégorie pour l'irritation des voies respiratoires ou la somnolence et les vertiges.
  • Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées : lésions des organes après une exposition prolongée ou répétée.
  • Danger par aspiration : un liquide ou une matière solide pénètre dans la trachée ou les voies respiratoires inférieures par la bouche ou le nez ou par des vomissements; peut causer une pneumonie chimique, des lésions pulmonaires, la mort.
  • Matières infectieuses présentant un danger biologique : micro-organismes, acides nucléiques ou protéines qui causent ou causent probablement une infection chez les humains ou les animaux.
  • Dangers pour la santé non classifiés ailleurs : autres effets nocifs sur la santé après une exposition aiguë ou répétée; la mention de danger les décrit.

Mentions de danger (la formulation indique le degré)

  • « Peut provoquer le cancer » (catégorie 1, Danger) est plus dangereux que « Susceptible de provoquer le cancer » (catégorie 2, Attention).
  • Toxicité aiguë : catégories 1 et 2 « Mortel en cas de… », catégorie 3 « Toxique en cas de… », catégorie 4 « Nocif en cas de… » (Attention, point d'exclamation).

Point d'exclamation / Matières infectieuses présentant un danger biologique

  • Sensibilisation cutanée : souvent aucune réaction la première fois; la peau réagit lors des expositions suivantes. Le latex et le nickel sont des sensibilisants cutanés courants.
  • Irritation oculaire, catégorie 2/2A : effets réversibles en 21 jours.
  • Matières infectieuses présentant un danger biologique au sens du SIMDUT = groupes de risque 2, 3 ou 4 selon la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines. Exemple du groupe de risque 4 : virus Ebola. On les trouve dans les hôpitaux, les laboratoires, les cliniques vétérinaires, la recherche.

Pictogrammes du SIMDUT

Les pictogrammes à bordure rouge en losange décrits en mots : flamme, flamme sur un cercle, bouteille à gaz, corrosion, bombe explosant, tête de mort sur deux tibias, danger pour la santé, point d'exclamation et le symbole de danger biologique, ainsi que les classes sans pictogramme.

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Qu'est-ce qu'un pictogramme?

  • Image graphique qui montre d'un coup d'œil le type de danger. La plupart ont une bordure rouge en forme de carré posé sur une pointe (un losange) avec un symbole noir à l'intérieur. Symbole + bordure = pictogramme. Les pictogrammes sont attribués à des classes et catégories précises.
  • On les trouve sur les étiquettes du fournisseur et sur les FDS (sous forme de symbole ou de nom du symbole, section 2 de la FDS).

Noms des pictogrammes et ce qu'ils signalent (tableau du CCHST)

  • Bombe explosant : dangers d'explosion ou de réactivité (matières autoréactives et peroxydes organiques, types A et B).
  • Flamme : dangers d'incendie (gaz inflammables, aérosols cat. 1 et 2, liquides inflammables cat. 1 à 3, matières solides inflammables, matières pyrophoriques, auto-échauffantes, réagissant au contact de l'eau, matières autoréactives et peroxydes organiques types B à F, produits chimiques sous pression cat. 1 et 2).
  • Flamme sur un cercle : dangers liés aux comburants (gaz, liquides et matières solides comburants). Le cercle est un « o » pour oxygène.
  • Bouteille à gaz : gaz sous pression (les quatre catégories), produits chimiques sous pression.
  • Corrosion : dommages corrosifs aux métaux, à la peau et aux yeux (symbole : liquide qui s'écoule de contenants sur du métal et sur une main). Corrosif pour les métaux cat. 1; corrosion cutanée cat. 1; lésions oculaires graves cat. 1.
  • Tête de mort sur deux tibias : mort ou toxicité après une courte exposition à de petites quantités; toxicité aiguë cat. 1 à 3 (orale, cutanée, par inhalation).
  • Danger pour la santé : peut causer ou est susceptible de causer des effets graves sur la santé (symbole : silhouette de la tête et du torse avec une étoile éclatée sur la poitrine). Sensibilisant respiratoire, mutagénicité pour les cellules germinales, cancérogénicité, toxicité pour la reproduction, toxicité pour certains organes cibles – exposition unique (cat. 1 et 2) et expositions répétées, danger par aspiration.
  • Point d'exclamation : effets moins graves sur la santé (toxicité aiguë cat. 4, irritation cutanée cat. 2, irritation oculaire cat. 2/2A, sensibilisant cutané, toxicité pour certains organes cibles – exposition unique cat. 3) ou dommages à la couche d'ozone (environnement du SGH, facultatif).
  • Environnement (arbre mort et poisson) : pictogramme environnemental du SGH, non exigé par le SIMDUT, mais peut figurer.
  • Matières infectieuses présentant un danger biologique : organismes ou toxines pouvant causer des maladies chez les personnes ou les animaux. Le symbole est formé de trois « c » joints avec un petit cercle au milieu; la bordure est un cercle noir (et non un losange rouge).

Deux pictogrammes pour une même classe

  • Matières autoréactives et peroxydes organiques, type B : flamme et bombe explosant.
  • Produits chimiques sous pression, cat. 1 et 2 : flamme et bouteille à gaz.
  • Les dangers physiques ou pour la santé non classifiés ailleurs doivent utiliser un pictogramme du SGH adapté au danger.

Classes et catégories sans pictogramme

  • Aérosols cat. 3; gaz inflammables cat. 2; liquides inflammables cat. 4; matières autoréactives et peroxydes organiques type G; poussières combustibles; asphyxiants simples; irritation oculaire cat. 2B; toxicité pour la reproduction – effets sur ou via l'allaitement.
  • L'étiquette et la section 2 de la FDS doivent quand même comporter la mention d'avertissement, les mentions de danger et les autres éléments.

Étiquettes du fournisseur

Les éléments obligatoires de l'étiquette du fournisseur, les deux mentions d'avertissement, les mentions de danger et les conseils de prudence, les règles de bilinguisme, les exemptions pour petits contenants et le délai de mise à jour de 180 jours.

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Objet et responsabilité

  • Les étiquettes sont le premier avertissement à l'utilisateur au sujet des principaux dangers et des précautions de base.
  • Les fournisseurs étiquettent les produits dangereux qu'ils fournissent; les étiquettes doivent être apposées sur le produit ou le contenant, imprimées sur celui-ci ou y être attachées, et rester lisibles. Une étiquette envoyée seulement avec les documents d'expédition n'est pas conforme.
  • L'employeur s'assure que les produits dangereux reçus sont étiquetés.
  • Si un produit est toujours utilisé à partir du contenant portant l'étiquette du fournisseur, aucune autre étiquette n'est nécessaire.

Éléments obligatoires de l'étiquette du fournisseur

  • Identificateur du produit (nom de marque, chimique, courant, générique ou commercial).
  • Identificateur du fournisseur initial : nom, adresse et numéro de téléphone du fabricant canadien ou de l'importateur canadien (exceptions : le distributeur peut y substituer ses propres coordonnées; l'employeur qui importe pour son propre usage peut conserver les coordonnées du fournisseur étranger).
  • Pictogramme(s); mention d'avertissement; mention(s) de danger; conseil(s) de prudence; renseignements complémentaires (p. ex., pourcentage d'ingrédients de toxicité inconnue lorsqu'il est ≥ 1 %).
  • Doit être en anglais et en français : une étiquette bilingue ou deux étiquettes. Une étiquette en anglais seulement ou en français seulement n'est pas conforme.
  • Aucun format imposé, mais le pictogramme, la mention d'avertissement et les mentions de danger doivent être regroupés; affichés clairement et bien en vue; faciles à lire sans aide autre que des verres correcteurs; contrastant avec les autres renseignements.
  • La bordure hachurée du SIMDUT 1988 n'est plus obligatoire (elle est permise). Les ingrédients dangereux ne sont plus obligatoires sur l'étiquette (ils figurent sur la FDS).

Mentions d'avertissement

  • Seulement deux : « Danger » (risque élevé / plus grave) et « Attention » (moins grave). Certaines classes ou catégories n'ont pas de mention d'avertissement.

Mentions de danger

  • Phrases normalisées qui décrivent la nature ou le degré du danger (p. ex., « Gaz extrêmement inflammable », « Mortel par inhalation », « Peut provoquer le cancer »).

Conseils de prudence

  • Conseils normalisés pour réduire ou prévenir les effets nocifs; cinq types : généraux, prévention, intervention (y compris les premiers soins), stockage, élimination.
  • La barre oblique (/) dans les directives du SGH signifie que le fournisseur choisit les éléments pertinents (p. ex., « Porter des gants de protection/un équipement de protection des yeux »); les points de suspension (…) signifient qu'il faut ajouter d'autres conditions pertinentes.

Mise à jour des étiquettes du fournisseur

  • Mise à jour dans les 180 jours suivant la prise de connaissance de « nouvelles données importantes » (données qui modifient la classification ou la catégorie, ajoutent une classe ou changent la façon de se protéger contre le danger). Si le produit est vendu pendant cette période, le fournisseur fournit par écrit les changements et la date.
  • L'employeur qui reçoit de nouvelles données importantes d'un fournisseur doit mettre à jour les étiquettes du fournisseur concernées.

Petits contenants et contenants multiples

  • 100 mL ou moins : exemptés seulement des conseils de prudence et des mentions de danger.
  • 3 mL ou moins : si l'étiquette nuit à l'utilisation normale, elle doit être durable pour le transport et l'entreposage, mais peut être amovible pendant l'utilisation.
  • Expéditions en vrac : exemption d'étiquetage pour les produits vendus sans emballage.
  • Étiquettes dépliantes ou en accordéon permises si l'espace manque.
  • Contenants multiples : chaque contenant est entièrement étiqueté, sauf si l'étiquette intérieure est visible à travers le contenant extérieur ou si le contenant extérieur porte une étiquette TMD (pas si le contenant extérieur est le seul contenant).

Étiquettes du lieu de travail et autres moyens d'identification

Quand une étiquette du lieu de travail est requise (transvasement, produits fabriqués sur place, étiquettes perdues), les exceptions au transvasement, ce que doit indiquer l'étiquette du lieu de travail et les autres moyens d'identification.

S'exercer : Étiquettes du lieu de travail et autres moyens d'identificationFiches de révisionChapitre officiel

Quand une étiquette du lieu de travail est obligatoire

  • Lorsqu'un produit dangereux est produit (fabriqué) au lieu de travail et y est utilisé.
  • Lorsqu'il est décanté (transféré, versé) dans un autre contenant.
  • Lorsque l'étiquette du fournisseur est perdue ou devient illisible.

Quand une étiquette du lieu de travail n'est pas nécessaire

  • Produit versé dans un contenant et utilisé immédiatement.
  • Produit « sous le contrôle de la personne qui l'a décanté » : la personne qui l'a versé en est la seule utilisatrice et il est utilisé pendant un seul quart de travail — une étiquette du lieu de travail complète peut ne pas être nécessaire, mais le contenant doit quand même indiquer l'identificateur du produit (nom).
  • S'il n'est pas utilisé immédiatement, ou si plus d'une personne en a le contrôle, une étiquette du lieu de travail complète est obligatoire.
  • Les entreprises peuvent établir des règles plus strictes que le SIMDUT; les règles sur les étiquettes du lieu de travail sont établies par la province ou le territoire (ou par le Code canadien du travail pour les lieux de travail fédéraux).

Contenu de l'étiquette du lieu de travail

  • Nom du produit correspondant à la FDS; précautions de manutention sécuritaire (peuvent comprendre des pictogrammes ou d'autres renseignements de l'étiquette du fournisseur); renvoi à la FDS, s'il y en a une.
  • Le guide de l'Ontario ajoute : aucun format ni aucune langue imposés; les précautions peuvent être présentées en images, en mots, en pictogrammes, combinées à l'éducation des travailleurs.

Autres moyens d'identification

  • Les produits peuvent aussi être identifiés par une marque, une affiche, une estampille, un autocollant, un sceau, une fiche, une étiquette volante ou un emballage (attaché, imprimé, peint au pochoir, gravé en relief). Les travailleurs doivent être formés sur tout système de remplacement de ce genre.

Liste de vérification des inspections (étiquettes)

  • Contenants et étiquettes en bon état; aucun produit dangereux non étiqueté; les produits décantés qui ne sont pas utilisés immédiatement par la personne qui les a décantés portent une étiquette du lieu de travail; récipients et tuyauteries identifiés conformément au SIMDUT; les renseignements de la FDS et de l'étiquette concordent.

Tuyauteries, récipients, affiches (pour le contexte)

  • Produits dans des tuyauteries, des récipients de procédé ou de réaction, des wagons-citernes, etc. : identifiés par tout moyen clair (code de couleur, étiquettes, affiches, schémas de tuyauterie, panneaux), en plus de l'éducation des travailleurs.
  • Affiche permise pour les produits qui ne sont pas dans un contenant, etc.; l'affiche porte les renseignements de l'étiquette du lieu de travail.

Fiches de données de sécurité (16 sections)

Ce qu'est une FDS, les 16 sections dans leur ordre obligatoire, les sections que les travailleurs consultent le plus, les règles de mise à jour et l'obligation de l'employeur de garder les FDS accessibles.

S'exercer : Fiches de données de sécurité (16 sections)Fiches de révisionChapitre officiel

Qu'est-ce qu'une FDS?

  • Document sommaire sur les dangers d'un produit et les précautions de sécurité; habituellement rédigé par le fabricant ou le fournisseur; doit être fourni par le fournisseur au moment de la vente. L'employeur peut devoir en préparer une (produit fabriqué et utilisé exclusivement dans son lieu de travail).
  • Plus détaillée que l'étiquette. Indique aux utilisateurs les dangers, l'utilisation sécuritaire, ce qui arrive si les conseils ne sont pas suivis, les symptômes d'exposition, quoi faire en cas d'urgence.
  • Chaque produit dangereux destiné à être utilisé, manipulé ou entreposé dans un lieu de travail canadien doit avoir une FDS.
  • Doit être en anglais et en français (une FDS bilingue ou deux; s'il y en a deux, elles sont remises en même temps).

Les 16 sections (ordre obligatoire)

  • Le numéro de téléphone d'urgence n'a pas à être canadien; les restrictions (heures, langue) doivent être indiquées.

Transmission et mises à jour

  • Le fournisseur remet la FDS sur papier ou en format électronique (pièce jointe à un courriel, clé USB). Fournir seulement un lien vers un site Web n'est pas acceptable.
  • Le fournisseur doit la mettre à jour dans les 90 jours suivant la prise de connaissance de nouvelles données importantes; il n'y a plus de règle de mise à jour aux 3 ans (SIMDUT 1988). Il n'est pas tenu d'envoyer les mises à jour aux anciens acheteurs.
  • Du côté de l'employeur, cela varie : Ontario, Alberta, Manitoba, N.-B., Î.-P.-É., Québec — mise à jour dans les 90 jours en cas de nouveaux renseignements importants; fédéral, C.-B., Sask., T.-N.-L., T.N.-O., N.-É., Nunavut, Yukon — l'employeur doit obtenir une FDS à jour tous les trois ans.
  • Vérifiez la date de révision à la section 16 pour savoir si une FDS a été mise à jour.

Obligations de l'employeur

  • Chaque produit dangereux a une FDS à jour lorsqu'il entre dans le lieu de travail; elle est facilement accessible aux travailleurs exposés et au comité de santé et de sécurité ou au représentant.
  • La FDS électronique est permise si tous les travailleurs y ont accès et sont formés, si les appareils sont maintenus en état de fonctionner et si une copie papier est fournie sur demande.

Utilisation d'une FDS

  • Quatre fonctions : identification, dangers, prévention, intervention.
  • Les travailleurs devraient toujours : lire le nom (section 1), connaître les dangers (section 2), comprendre la manutention et le stockage (section 7), connaître les mesures d'urgence (sections 4, 5 et 6).
  • Faites correspondre le nom du produit sur le contenant à la section 1 de la FDS; vérifiez que l'utilisation prévue correspond à la section 1, sinon demandez à votre superviseur.
  • « Non disponible » = l'information n'a pas pu être trouvée ou n'existe pas; « Sans objet » = non pertinent (p. ex., l'odeur d'un produit inodore). Évitez l'abréviation non définie « n.d. ».
  • La FDS peut ne pas être propre à votre lieu de travail (p. ex., elle indique qu'un respirateur est nécessaire, mais pas lequel) — demandez à votre superviseur.

Manutention et entreposage sécuritaires

Les précautions de tous les jours selon le pictogramme : ventilation, sources d'inflammation, produits incompatibles, bouteilles de gaz, corrosifs, produits toxiques, hauteur d'entreposage, armoires et mesures comme la substitution et l'EPI.

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tous les pictogrammes (mesures communes)

  • Consultez la FDS pour connaître TOUS les dangers et toutes les précautions; demandez en cas de doute.
  • Si le produit ne peut pas être éliminé, envisagez de le remplacer par un produit moins dangereux.
  • Utilisez la plus petite quantité nécessaire; utilisez-le dans des endroits bien ventilés; gardez les contenants fermés lorsqu'ils ne servent pas.
  • Si un ÉPI est requis, l'employeur doit s'assurer que les travailleurs sont formés sur son choix, son ajustement, son utilisation et son entretien; la FDS guide le choix.
  • Signalez immédiatement les fuites, les déversements et les défaillances du matériel de sécurité (p. ex., la ventilation).
  • Ne mangez pas, ne buvez pas et ne fumez pas dans les aires de travail (fiches sur les produits toxiques, les dangers pour la santé et les comburants); lavez-vous les mains après la manutention.
  • Informez le personnel d'entretien des dangers avant qu'il commence le travail.
  • Les contenants vides peuvent contenir des résidus dangereux; entreposez-les à part, gardez-les fermés; ne les réutilisez pas (fiches sur la corrosion et les dangers pour la santé).

Mesures de contrôle au lieu de travail (liste de vérification)

  • Remplacement par un produit moins dangereux; mesures d'ingénierie (ventilation par aspiration locale, modification du procédé); mesures administratives (procédures, horaires); ÉPI et vêtements.

manutention et entreposage

  • Tenir à l'écart de la chaleur, des surfaces chaudes, des étincelles et des flammes nues; ne pas fumer; attention aux sources d'inflammation cachées (veilleuses).
  • Aérosols : ne pas vaporiser sur une flamme; ne pas percer ni brûler, même après usage; ne pas exposer à des températures supérieures à 50 °C (122 °F); protéger du rayonnement solaire.
  • Liquides inflammables volatils : outils antiétincelles, matériel antidéflagrant, prévenir l'électricité statique (mise à la terre et liaison équipotentielle des contenants).
  • Enlever les matières combustibles (chiffons huileux, carton); aucun travail à chaud sur des contenants vides avant d'en avoir enlevé toute trace.
  • Entreposer dans des armoires, des réfrigérateurs ou des bidons de sécurité pour produits inflammables; éviter les grandes quantités; le rez-de-chaussée est préférable aux sous-sols.

manutention et entreposage

  • Tenir à l'écart des matières combustibles (bois, papier, chiffons), des graisses, des lubrifiants, des solvants et des peintures.
  • Robinets et raccords de gaz exempts d'huile et de graisse.
  • Ne jamais remettre un produit inutilisé dans son contenant d'origine.
  • Ne pas utiliser de palettes en bois ou combustibles; aire d'entreposage construite en matériaux incombustibles; entreposer à part, au frais et au sec, à l'abri du soleil et loin des voies de sortie.

manutention et entreposage

  • Toujours porter une protection oculaire (lunettes de protection contre les produits chimiques); parfois un écran facial.
  • Inspecter les bouteilles et les robinets; ne jamais ouvrir un robinet endommagé; utiliser le bon détendeur; aucun adaptateur artisanal.
  • Fixer les bouteilles en position verticale à un mur ou à un support; garder le chapeau en place jusqu'à ce que la bouteille soit fixée et prête à l'emploi; fermer les robinets lorsqu'ils ne servent pas.
  • Aucun lubrifiant, produit d'étanchéité ou ruban sur les filets des robinets, des raccords ou du détendeur; tenir l'huile et la graisse à l'écart.
  • Déplacer avec un diable ou un chariot; ne pas échapper ni cogner.
  • Gaz liquéfiés réfrigérés : gants isolants contre le froid, écran facial ou protection oculaire; pas de montre, de bagues ni de bracelets.
  • Entreposer en position verticale, fixées, chapeau en place, loin des sorties, à l'abri du soleil, dans un endroit bien ventilé; premier entré, premier sorti.

manutention et entreposage

  • Garder dans l'emballage d'origine; utiliser du matériel résistant à la corrosion.
  • Ne jamais ajouter d'eau au produit corrosif; pour diluer, ajouter lentement le produit corrosif à l'eau froide en petites quantités, en remuant.
  • Déplacer les fûts à l'aide de berceaux; chariots pour bonbonnes et porte-bouteilles pour les plus petits contenants.
  • Entreposer sous le niveau des yeux si possible; bacs en matériau compatible; armoires pour produits corrosifs pour les grandes quantités — les armoires pour produits inflammables NE résistent PAS à la corrosion.
  • Premier entré, premier sorti; inscrire la date de réception et la date d'ouverture.

manutention et entreposage

  • Éviter de balayer à sec les matières solides toxiques; les humidifier au préalable ou utiliser un aspirateur muni d'un filtre HEPA.
  • Parfois, ne pas travailler seul avec des produits présentant une toxicité aiguë.
  • Retirer les vêtements et l'ÉPI contaminés avant d'entrer dans les aires de repas.
  • Cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction : obtenir des instructions spéciales avant l'utilisation; ne pas manipuler avant d'avoir lu et compris toutes les précautions.
  • Entreposer les produits présentant un danger pour la santé en bas (éviter au-dessus du niveau des yeux), restreindre l'accès, envisager un entreposage sous clé.
  • Sensibilisants cutanés : les vêtements de travail contaminés ne devraient pas sortir du lieu de travail.

Bombe explosant / Asphyxiants simples

  • Produits portant la bombe explosant : garder au frais, conserver uniquement dans l'emballage d'origine, mise à la terre et liaison équipotentielle; ne pas utiliser si l'apparence ne correspond pas à la FDS ou si l'âge est inconnu.

Urgences, déversements et premiers soins

Où trouver l'information d'urgence dans la FDS, le signalement des fuites et des déversements, les notions de base sur les incendies et l'évacuation, les douches oculaires et d'urgence, et les premiers soins habituels selon la voie d'exposition.

S'exercer : Urgences, déversements et premiers soinsFiches de révisionChapitre officiel

Information en cas d'urgence (fiche d'information du CCHST sur les FDS)

  • Section 4 premiers soins; section 5 mesures à prendre en cas d'incendie; section 6 mesures à prendre en cas de déversement accidentel; section 1 numéro de téléphone d'urgence (peut être non canadien; restrictions comme les heures ou la langue indiquées). La section 2 résume quoi faire en cas d'urgence.
  • Les conseils de prudence d'« intervention » sur l'étiquette comprennent les premiers soins; p. ex., « En cas d'exposition prouvée ou suspectée : Demander un avis médical/Consulter un médecin. »

mesures d'urgence communes à tous les pictogrammes

  • Comprenez et pratiquez les procédures d'urgence avant d'en avoir besoin.
  • Douche oculaire et douche d'urgence facilement accessibles dans l'aire de travail immédiate; vérifiées régulièrement.
  • Procédures et matériel de contrôle des déversements prêts (absorbants, ÉPI, outils antiétincelles au besoin).
  • Signalez immédiatement les fuites à votre superviseur, avertissez les personnes présentes, rendez-vous dans un endroit sûr au besoin.
  • Connaissez au moins deux voies de sortie en cas d'incendie; extincteurs appropriés disponibles.
  • N'utilisez pas de matières combustibles (essuie-tout, sciure de bois) pour absorber un déversement de produit inflammable ou comburant.
  • Retirez les vêtements contaminés; les vêtements imbibés de produit inflammable et les chaussures ou bottes en cuir présentent un risque d'incendie; lavez-les avant de les porter de nouveau.

Premiers soins selon la voie d'exposition (conseils de prudence, fiches sur la corrosion, la tête de mort et le danger pour la santé)

  • En cas d'inhalation : transporter la personne à l'air frais et la garder dans une position où elle peut confortablement respirer; appeler un centre antipoison ou un médecin selon les directives.
  • En cas de contact avec la peau (ou les cheveux) : enlever immédiatement les vêtements contaminés; rincer la peau à l'eau ou se doucher; laver les vêtements avant de les réutiliser.
  • En cas de contact avec les yeux : rincer avec précaution à l'eau pendant plusieurs minutes; enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées; continuer à rincer.
  • En cas d'ingestion (produit corrosif, danger par aspiration) : rincer la bouche; NE PAS faire vomir; appeler un centre antipoison ou un médecin.
  • Contact avec un gaz liquéfié réfrigéré : dégeler les parties gelées avec de l'eau tiède; ne pas frotter; obtenir des soins médicaux.
  • Comburant sur les vêtements : rincer abondamment à l'eau les vêtements et la peau contaminés avant d'enlever les vêtements.
  • Produits toxiques : prévoir une intervention médicale (antidotes, copie de la FDS pour le médecin ou les premiers intervenants).

Incendie et explosion

  • Comburants et matières autoréactives de type B : en cas d'incendie important, évacuer et combattre l'incendie à distance en raison du risque d'explosion.
  • Type A (bombe explosant) : évacuer; ne pas combattre l'incendie lorsqu'il atteint le produit.
  • Incendie de gaz : arrêter la fuite si cela peut se faire sans danger.

Rejets de produits toxiques ou d'asphyxiants

  • Déversement d'un produit présentant une toxicité aiguë ou fuite d'un asphyxiant : mettre un respirateur d'évacuation si nécessaire et quitter les lieux.
  • Sauvetage en cas de manque d'oxygène : se protéger d'abord (équipement approprié) avant de tenter un sauvetage; transporter la victime à l'air frais; appeler un centre antipoison ou un médecin.

urgences

  • Présumer que les tissus, le sang ou les liquides organiques sont infectieux; couvrir les coupures et porter des gants; faire attention aux objets pointus et tranchants; se laver les mains; désinfecter; signaler les expositions à la personne désignée.

procédures d'urgence

  • Revoir les procédures de premiers soins, de déversement et de lutte contre les incendies; informer le service d'incendie local de l'emplacement, des types et des quantités de produits dangereux.

Règles du SIMDUT en Ontario (Règlement 860)

Comment l'Ontario applique le SIMDUT au moyen de la Loi sur la santé et la sécurité au travail et du Règlement 860 : qui est visé, contenants transvasés, accès aux FDS, réexamen annuel de la formation, exemptions et déchets dangereux.

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La législation ontarienne sur le SIMDUT

  • Les règles du SIMDUT en Ontario figurent dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) et dans le Règlement sur le SIMDUT (R.R.O. 1990, Règl. 860).
  • S'appliquent à tous les lieux de travail visés par la LSST, sauf les exploitations agricoles.
  • Le ministère du Travail de l'Ontario fait appliquer les lois fédérales (LPD, RPD) et provinciales sur le SIMDUT dans les lieux de travail de l'Ontario, de sorte que les employeurs ne sont pas inspectés deux fois.
  • Les lieux de travail sous réglementation fédérale en Ontario (banques, bureaux de poste, aéroports) relèvent plutôt du Code canadien du travail.
  • Le SIMDUT s'applique à l'intérieur des lieux de travail; les produits en cours de transport et de manutention régis par les lois sur le TMD sont exemptés. Un entrepôt de transbordement qui stocke des marchandises inchangées en vue de leur transport relève du TMD; le réemballage ou l'utilisation dans un entrepôt peut faire entrer en jeu le SIMDUT.

Le SIMDUT et le travailleur

  • Le droit de savoir est l'un des trois droits fondamentaux des travailleurs en vertu de la LSST.
  • Les travailleurs ont accès aux étiquettes, aux FDS et à la formation; par l'entremise du CMSS ou du délégué à la santé et à la sécurité, ils ont le droit d'être consultés sur la formation SIMDUT.
  • Le ministère appuie la formation de travailleurs par d'autres travailleurs lorsque cela convient.
  • Le travailleur devrait : lire et suivre les étiquettes et les FDS; suivre les procédures, y compris l'ÉPI; participer à la formation; demander à un superviseur en cas de doute; signaler les contraventions ou les dangers (p. ex., FDS manquante pour un nouveau produit, étiquette illisible).

Obligations générales et exception

  • S'assurer que les produits sont identifiés; obtenir ou préparer des FDS à jour et les rendre accessibles; s'assurer que les travailleurs exposés reçoivent instruction et formation; évaluer les agents produits pour son propre usage.
  • Peut entreposer (mais non utiliser) un produit sans étiquette, FDS ni formation pendant qu'il cherche activement à obtenir l'étiquette et la FDS du fournisseur; doit aviser le ministère par écrit s'il ne peut pas les obtenir malgré des efforts raisonnables.
  • Personne ne peut enlever ou abîmer l'identification d'un produit dangereux.

Étiquettes

  • Chaque produit provenant d'un fournisseur doit porter une étiquette du fournisseur; si elle est perdue ou illisible, la remplacer par une nouvelle étiquette du fournisseur ou une étiquette du lieu de travail.
  • L'employeur ne peut pas modifier l'étiquette du fournisseur tant que le produit demeure dans le contenant du fournisseur.
  • L'étiquette du fournisseur peut être enlevée d'un contenant de 3 mL ou moins si elle nuit à l'utilisation normale.
  • Expédition en vrac : p. ex., récipient d'une capacité en eau de 450 litres ou plus, conteneur de fret, citerne, cale de navire, pipeline.
  • Étiquette du lieu de travail : identificateur du produit identique à celui de la FDS; renseignements sur la manutention sécuritaire (images, mots, pictogrammes); mention qu'une FDS est disponible (s'il y en a une).
  • Produit décanté : une étiquette du lieu de travail est nécessaire, sauf a) s'il est entièrement destiné à une utilisation immédiate, ou b) s'il est utilisé seulement par le travailleur qui a rempli le contenant, seulement pendant ce quart de travail, et que le contenu est clairement identifié.
  • Tuyauteries, récipients, wagons-citernes : tout moyen d'identification clair compris par les travailleurs (code de couleur, étiquettes, affiches, schémas), en plus de l'éducation.

FDS

  • FDS d'un produit fabriqué par l'employeur : mise à jour dès que possible, mais au plus tard 90 jours après l'obtention de nouvelles données importantes.
  • Les FDS doivent être facilement accessibles aux travailleurs exposés, près d'eux et accessibles à chaque quart de travail — pas dans un bureau éloigné ni dans un bureau verrouillé la nuit. Les copies électroniques sont acceptables (aucune copie papier exigée).
  • Elles doivent aussi être accessibles au CMSS ou au délégué; l'employeur les consulte sur la façon de rendre les FDS accessibles.
  • Le public peut avoir accès aux FDS par l'entremise du médecin-hygiéniste local.

Éducation des travailleurs

  • Le programme doit porter sur : les renseignements figurant sur l'étiquette; les autres moyens d'identification; les renseignements figurant sur la FDS; les procédures d'utilisation, d'entreposage, de manutention et d'élimination sécuritaires; les procédures pour les tuyauteries et les récipients; les procédures pour les émissions fugitives; les procédures d'urgence.
  • Élaboré en consultation avec le CMSS ou le délégué. Aucune exigence précise de conserver des registres de formation (mais c'est utile).
  • L'employeur doit revoir la formation des travailleurs au moins une fois par année, en consultation avec le CMSS ou le délégué; plus souvent si le CMSS ou le délégué le recommande ou si les circonstances changent. L'examen ne signifie pas automatiquement une nouvelle formation.
  • La méthode d'évaluation est laissée à l'employeur (examen écrit ou oral, démonstration pratique).
  • Position du ministère : le temps consacré à la formation est du temps de travail et devrait être rémunéré.
  • Le travailleur exposé comprend celui qui supervise directement d'autres personnes utilisant le produit; « susceptible d'être exposé » comprend le risque pendant l'entretien ou les urgences.

Exemptions

  • Exemption complète : bois et produits en bois; tabac; articles manufacturés; produits en cours de transport ou de manutention régis par les lois sur le TMD.
  • Exemption partielle (pas d'étiquette ni de FDS du SIMDUT, mais la formation demeure obligatoire) : explosifs, cosmétiques, instruments, drogues et aliments, produits antiparasitaires, substances nucléaires radioactives, produits de consommation.
  • Déchets dangereux : entreposage et manutention sécuritaires au moyen d'une identification (code de couleur, panneau « Attention — Déchets dangereux », pictogramme), en plus de l'éducation; aucune étiquette ni FDS exigée.
  • Émissions fugitives et produits intermédiaires dans un récipient de réaction : aucune étiquette, identification ni FDS exigée.

Rédigé dans nos mots à partir de : Réponses SST du CCHST : fiches d'information sur le SIMDUT

FAQ

SIMDUT – guide d'étude : questions fréquentes

Comment utiliser ce guide d'étude SIMDUT?

Lisez un thème, puis répondez aux questions de pratique de ce thème pendant que les règles sont fraîches. Notez les questions manquées, relisez ces notes et terminez par un test de pratique complet sur les 14 thèmes.

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