Espace clos – guide d'étude : les règles clés des 11 thèmes
Guide d'étude gratuit : 172 points clés tirés du document « Directives concernant le travail dans les espaces clos (Ontario) », en mots simples, classés par thème, avec un lien vers les questions de pratique de chaque thème.
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- 171 points clés
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Ce guide d'étude réunit sur une seule page nos notes sur chaque thème de l'examen « Test de sensibilisation à l'entrée en espace clos — Canada » : 172 points courts, rédigés dans nos mots, classés par thème et par section du guide officiel. Lisez-le du début à la fin avant votre premier test de pratique, ou allez directement à un thème grâce à la liste ci-dessous.
Chaque thème se termine par un lien vers ses questions de pratique, pour vérifier tout de suite ce que vous venez de lire, et par un lien vers le chapitre officiel pour le texte complet. Ces notes résument le document « Directives concernant le travail dans les espaces clos (Ontario) » de Ministère du Travail, de l'Immigration, de la Formation et du Développement des compétences de l'Ontario — Règlement sur les espaces clos (Règl. de l'Ont. 632/05) et directives; elles ne le remplacent pas. Si nos notes et la source officielle diffèrent, la source officielle a priorité.
Qu'est-ce qu'un espace clos
La définition légale en Ontario et en C.-B., l'occupation humaine continue, des exemples allant des réservoirs aux trous d'homme, le moment où l'entrée commence et pourquoi tant de victimes sont des sauveteurs.
S'exercer : Qu'est-ce qu'un espace closFiches de révisionChapitre officiel
définition
- Un espace clos est un espace entièrement ou partiellement fermé qui n'est pas à la fois conçu et construit pour une occupation humaine continue, et où des risques atmosphériques peuvent survenir en raison de sa construction, de son emplacement, de son contenu ou du travail qu'on y fait.
- Les deux conditions doivent s'appliquer : un espace conçu et construit pour une occupation continue (bureau, salle de commande, chambre froide, salle mécanique) n'est pas un espace clos, même si un risque pouvait survenir.
- Le règlement s'applique à tous les lieux de travail visés par la Loi sur la santé et la sécurité au travail, sauf la plongée sous l'eau; les pompiers qui font un travail d'urgence sont exemptés de la plupart des articles, mais doivent être protégés.
- Le « travail connexe » est un travail exécuté près d'un espace clos qui appuie directement le travail fait à l'intérieur.
Espaces clos
- Pour décider, trois questions : l'espace est-il entièrement ou partiellement fermé; n'est-il pas à la fois conçu et construit pour une occupation humaine continue; un risque atmosphérique peut-il survenir?
- Exemples non conçus pour une occupation continue : réservoirs, wagons-citernes, cuves de procédé, chaudières, bacs, silos, fosses, puisards, égouts, tuyaux, conduits, carneaux, fours et cheminées.
- L'entrée a lieu dès qu'une partie du corps franchit le plan de l'ouverture.
- Le règlement ne s'applique pas aux ouvertures trop petites pour laisser passer le corps d'une personne, mais l'obligation générale de prendre toutes les précautions raisonnables demeure.
- Maîtriser un risque (par exemple avec la ventilation) ne fait pas perdre à l'espace son statut d'espace clos; seule l'élimination de la possibilité d'un risque atmosphérique le fait.
définition de la C.-B.
- En C.-B., un espace clos est fermé ou partiellement fermé, n'est pas conçu ni destiné à une occupation humaine continue, a une entrée ou une sortie limitée pouvant compliquer les premiers soins, l'évacuation ou le sauvetage, et est assez grand pour qu'un travailleur y entre pour travailler.
Espaces clos : introduction
- Toutes les administrations canadiennes ont des règlements sur les espaces clos; les détails varient légèrement.
- Environ 60 % des décès en espace clos touchent des personnes qui tentaient un sauvetage.
- Un espace clos n'est pas forcément petit et peut être au-dessus ou au-dessous du sol.
- Autres exemples : trémies, chambres de services publics, châteaux d'eau, trous d'homme, digesteurs, fosses à fumier, wagons et camions-citernes, ailes d'avion, conteneurs, cales à poisson; fossés, puits et tranchées peuvent être des espaces clos si l'accès est limité.
- Considérer tout espace clos comme dangereux, sauf si une personne compétente a conclu le contraire.
- Se demander d'abord si le travail doit vraiment être fait à l'intérieur; dans bien des cas mortels, il aurait pu se faire de l'extérieur.
Risques atmosphériques et autres dangers
Manque et excès d'oxygène, gaz toxiques comme le sulfure d'hydrogène et le monoxyde de carbone, asphyxiants simples, sources des dangers, ensevelissement et dangers physiques.
S'exercer : Risques atmosphériques et autres dangersFiches de révisionChapitre officiel
risques atmosphériques
- Les risques atmosphériques sont : une accumulation d'agents inflammables, combustibles ou explosifs; une teneur en oxygène inférieure à 19,5 % ou supérieure à 23 % en volume; ou une accumulation de gaz, vapeurs, fumées, poussières ou brouillards pouvant avoir des effets aigus mettant la vie en danger ou empêcher une personne de s'échapper sans aide.
- « S'échapper sans aide » signifie sortir sans protection respiratoire, sans équipement d'urgence et sans l'aide d'autres personnes.
oxygène
- L'air normal contient environ 21 % d'oxygène; 19,5 % est le minimum pour entrer en sécurité.
- Vers 16 % : jugement et respiration altérés; vers 14 % : mauvais jugement et fatigue rapide; vers 6 % : respiration difficile et mort en quelques minutes.
- Au-delà de 23 % : air suroxygéné, risque d'incendie extrême; la suroxygénation peut venir de conduites d'oxygène qui fuient ou d'équipement de soudage.
- Le manque d'oxygène est une cause majeure de décès en espace clos; la rouille (oxydation) peut consommer l'oxygène, et d'autres gaz peuvent le déplacer.
sources des risques atmosphériques
- Contenu antérieur, comme un résidu de solvant dans un réservoir.
- Réactions chimiques ou biologiques : la décomposition de matières organiques peut produire du méthane (inflammable) et du sulfure d'hydrogène (toxique).
- Travail fait dans l'espace ou à proximité : fumées de soudage, vapeurs de solvant de nettoyage.
- Contaminants venant de l'extérieur, comme le monoxyde de carbone des gaz d'échappement qui entre dans un trou d'homme ou une tranchée.
Espaces clos : introduction, dangers
- Des gaz toxiques comme le sulfure d'hydrogène et le monoxyde de carbone peuvent rendre un travailleur malade ou lui faire perdre conscience.
- Les asphyxiants simples comme l'azote, l'argon et le dioxyde de carbone déplacent l'oxygène; la perte de conscience ou la mort peut survenir en quelques minutes.
- Autres dangers : incendie et explosion, résidus chimiques, rejets de conduites, bruit, chaleur, froid, faible éclairage, pièces mobiles, ensevelissement sous des matières en vrac, inondation, glissades et chutes, circulation, et dangers biologiques comme les bactéries des boues.
- Un espace clos est plus dangereux parce que les sorties sont limitées, l'auto-sauvetage et le sauvetage sont plus difficiles, l'air circule mal, les conditions changent vite et le travail peut créer de nouveaux dangers.
Programme, évaluation des risques et plan
Le programme écrit, l'évaluation signée des risques, le plan rédigé par une personne compétente, la coordination entre plusieurs employeurs et la hiérarchie des mesures de contrôle.
S'exercer : Programme, évaluation des risques et planFiches de révisionChapitre officiel
programme
- Si des travailleurs peuvent entrer dans un espace clos, l'employeur doit avoir un programme écrit avant toute entrée.
- Le programme prévoit la reconnaissance des espaces clos, l'évaluation des risques, l'élaboration des plans, la formation des travailleurs et un système de permis d'entrée.
- Hors des chantiers, le programme est élaboré avec le comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ou le délégué, qui en reçoit une copie.
évaluation
- Avant toute entrée, une évaluation adéquate des risques doit être faite et consignée par écrit.
- Elle tient compte des risques liés à la conception, à la construction, à l'emplacement, à l'utilisation ou au contenu de l'espace, et de ceux qui peuvent survenir pendant le travail.
- Elle est faite par une personne ayant les connaissances, la formation et l'expérience adéquates, dont l'employeur consigne les qualifications; cette personne inscrit son nom, signe et date l'évaluation.
- Des espaces semblables présentant les mêmes risques peuvent partager un document, si chaque espace est identifié.
- L'évaluation est revue aussi souvent que nécessaire pour que le plan reste adéquat.
plan
- Avant l'entrée, un plan écrit adéquat, avec les procédures de maîtrise des risques, est élaboré et mis en œuvre par une personne compétente.
- Le plan couvre les fonctions des travailleurs, la coordination, le sauvetage sur place, l'équipement de sauvetage et la communication, l'EPI, l'isolement des sources d'énergie, les surveillants, l'entrée et la sortie, les essais, les substances inflammables, la ventilation et la purge.
plusieurs employeurs
- Si des travailleurs de plus d'un employeur travaillent dans le même espace clos, l'employeur principal (ou le constructeur sur un chantier) prépare un document de coordination avant toute entrée.
rôles
- Une personne compétente (au sens de la LSST, capable d'organiser le travail) élabore le plan et vérifie le permis d'entrée avant chaque quart.
- Une personne ayant les connaissances, la formation et l'expérience adéquates fait l'évaluation, donne la formation générale, inspecte l'équipement de sauvetage et l'EPI, et fait les essais atmosphériques.
Espaces clos : programme et introduction
- Hiérarchie des mesures : élimination (faire le travail sans entrer), substitution (travail à froid plutôt qu'à chaud), mesures d'ingénierie (ventilation mécanique), mesures administratives (système de permis d'entrée) et EPI en dernier.
- Le programme devrait être revu à chaque changement de situation et au moins une fois par année.
Permis d'entrée
Le contenu obligatoire du permis d'entrée, un permis distinct pour chaque entrée, la vérification avant chaque quart et le registre des entrées et sorties.
S'exercer : Permis d'entréeFiches de révisionChapitre officiel
permis d'entrée
- Un permis d'entrée distinct est délivré chaque fois qu'un travail doit être fait dans un espace clos, avant toute entrée.
- Le permis contient au moins : l'emplacement; la description du travail; les risques et les mesures de contrôle; la période de validité; le nom du surveillant; le registre des entrées et sorties de chaque travailleur; l'équipement d'entrée et de sauvetage, avec la vérification de son bon état; les résultats des essais atmosphériques; et les dispositions pour le travail à chaud s'il y a lieu.
- Avant chaque quart, une personne compétente vérifie que le permis est conforme au plan.
- Le permis doit être facilement accessible à toute personne qui entre ou fait un travail connexe pendant sa validité.
Permis d'entrée
- Le permis informe les travailleurs des risques et des mesures avant l'entrée.
- La loi ontarienne n'exige ni signature ni affichage à l'entrée, mais une signature est une bonne pratique de diligence et chacun doit savoir où se trouve le permis.
- Le registre des entrées et sorties ne vise pas chaque petite sortie pour prendre un outil; la méthode est fixée dans le programme.
- Chaque espace clos exige son propre permis, même si des espaces sont semblables.
Espaces clos : programme
- Le permis d'entrée est un outil administratif; il devrait être rempli par une personne pleinement formée et expérimentée en espace clos.
- Il comprend aussi habituellement les noms des entrants, du surveillant et du superviseur, la date et l'heure d'entrée et de sortie prévue, la date d'étalonnage du détecteur, le moyen de communication et le plan d'urgence.
- La signature du superviseur atteste que l'espace a été évalué, préparé et qu'on peut y entrer en sécurité.
- Le CCHST recommande d'afficher le permis à l'espace jusqu'à la fin des travaux et d'en garder une copie.
- Noter l'heure de sortie sur le permis; ne jamais refermer un espace avant d'avoir vérifié que personne ne s'y trouve.
Essais atmosphériques
Qui fait les essais, avec quels instruments, quand tester et retester, la consignation des résultats, la surveillance continue et la règle des 20 minutes de la C.-B.
S'exercer : Essais atmosphériquesFiches de révisionChapitre officiel
essais atmosphériques
- L'employeur nomme une personne ayant les connaissances, la formation et l'expérience adéquates pour faire les essais aussi souvent que nécessaire avant et pendant la présence d'un travailleur.
- Si l'espace a été à la fois inoccupé et sans surveillance, faire des essais avant toute entrée ou nouvelle entrée.
- Utiliser des instruments étalonnés, en bon état et adaptés aux risques de l'évaluation.
- Consigner le résultat de chaque prélèvement; en surveillance continue, consigner les résultats à intervalles adéquats.
- Faire les essais sans mettre en danger la personne qui les fait. Un « prélèvement » est une lecture; un « essai » est un ensemble de prélèvements.
Analyse atmosphérique
- La surveillance continue est exigée pour un travail à chaud en présence possible de gaz ou vapeur inflammable, lorsque l'espace a été rendu inerte, et lorsque le plan l'exige.
- Échantillonner de façon représentative : les gaz peuvent former des couches et des poches.
- L'enregistrement automatique ne remplace pas la consignation des résultats aux intervalles prévus au plan.
- Un détecteur de gaz combustibles étalonné à un gaz (par exemple le pentane) mesure les autres gaz différemment; une personne compétente doit interpréter les résultats.
- Ordre de décision : oxygène de 19,5 à 23 %, puis gaz inflammables (LIE), puis substances toxiques.
Introduction et analyse de l'atmosphère
- Tester de l'extérieur avant l'entrée, d'un côté à l'autre et de haut en bas, avec des sondes et des tubes d'échantillonnage.
- Tester l'oxygène (trop et trop peu), les gaz inflammables ou explosifs et les gaz toxiques.
- Étalonner et faire le test fonctionnel des détecteurs selon le fabricant, idéalement juste avant chaque utilisation.
- Consigner les résultats et l'appareil utilisé sur le permis d'entrée.
- Après une courte sortie (pause café), refaire les essais avant de retourner, sauf si une surveillance continue lisible de l'extérieur a couvert l'absence.
- Si un détecteur sonne, sortir immédiatement.
Règlement de WorkSafeBC, art. 9.25 et 9.26
- Les essais préalables sont terminés au plus 20 minutes avant l'entrée.
- Si tous les travailleurs sont sortis depuis plus de 20 minutes, refaire les essais avant de retourner.
- Dans une atmosphère à risque modéré ou élevé, tester au besoin pendant le travail; surveiller en continu si une atmosphère de plus de 20 % de la LIE peut se former.
- Les essais sont faits par une personne qualifiée; le registre indique la date, l'heure, les initiales et les niveaux mesurés, et les résultats sont affichés à chaque point d'entrée.
Atmosphères inflammables et travail à chaud
Les limites inférieures d'explosion pour l'inspection, le travail à froid et le travail à chaud, les poussières combustibles, la suroxygénation, l'inertage et les conditions du travail à chaud.
S'exercer : Atmosphères inflammables et travail à chaudFiches de révisionChapitre officiel
substances explosives et inflammables
- Le « travail à chaud » peut produire une source d'inflammation; le « travail à froid » ne le peut pas.
- Personne ne peut entrer ni rester dans un espace où des poussières ou brouillards combustibles en suspension peuvent créer un risque d'explosion.
- En présence possible de gaz ou vapeur inflammable, l'entrée n'est permise que si, selon un détecteur de gaz combustibles :
- simple inspection sans source d'inflammation : moins de 25 % de la limite inférieure d'explosion (LIE);
- travail à froid : moins de 10 % de la LIE;
- travail à chaud : moins de 5 % de la LIE, oxygène d'au plus 23 %, surveillance continue, dispositions sur le permis, et système d'avertissement et procédure de sortie si 5 % de la LIE ou 23 % d'oxygène sont dépassés.
- Ces limites sont atteintes par ventilation, purge, inertage ou autre moyen adéquat.
- Un espace inerté est surveillé en continu, et les entrants utilisent une protection respiratoire, un équipement permettant de les repérer et de les secourir de l'extérieur, et tout autre équipement nécessaire, inspectés au préalable.
Travail à chaud
- Exemples de travail à chaud : soudage, coupage, meulage, outils électriques non antidéflagrants. Exemples de travail à froid : réglage de vanne, peinture au pinceau.
- Le travail à chaud est permis dans un espace sans gaz, vapeurs ni poussières inflammables, une fois toutes les mesures habituelles en place.
- Prévoir une marge de sécurité pour que l'alarme avertisse avant d'atteindre les limites.
Introduction, incendie et explosion
- Retirer gaz, liquides et vapeurs inflammables avant le travail à chaud; nettoyer ou protéger les surfaces enduites de matières combustibles.
- Ne pas apporter de contenants de carburant (essence, propane) dans l'espace, si possible.
- Utiliser des outils anti-étincelles au besoin et s'assurer que l'équipement est relié à la masse ou mis à la terre.
- Ne jamais ajouter d'oxygène pour « rafraîchir » l'air : la suroxygénation augmente fortement le risque d'incendie et d'explosion.
- L'inertage (remplir l'espace d'azote, d'argon ou de dioxyde de carbone) supprime le risque d'incendie, mais crée une atmosphère pauvre en oxygène.
Ventilation et purge
Purger ou ventiler, ventilation mécanique et naturelle, alarmes de panne de ventilation, pourquoi on n'utilise jamais d'oxygène pur, et les appareils respiratoires quand la ventilation est impossible.
S'exercer : Ventilation et purgeFiches de révisionChapitre officiel
ventilation et purge
- S'il existe ou s'il est probable qu'il existe des risques liés à l'oxygène ou à des contaminants toxiques, l'espace est purgé, ventilé ou les deux avant l'entrée, pour maintenir des niveaux acceptables pendant la présence des travailleurs.
- Si une ventilation mécanique est nécessaire, il faut un système d'avertissement et une procédure de sortie en cas de panne.
- Si la purge ou la ventilation est impossible pour des raisons techniques, les entrants utilisent une protection respiratoire, un équipement de repérage et de sauvetage et tout autre équipement nécessaire, inspectés avant l'entrée.
Ventilation et purge
- La purge enlève les contaminants par déplacement (par exemple souffler de l'air dans un espace qui contenait un gaz toxique); la ventilation est l'apport continu d'air frais par des moyens mécaniques pendant le travail.
- La ventilation continue pendant le travail pour maintenir l'oxygène, protéger contre les rejets, évacuer les contaminants produits par le travail ou refroidir l'espace.
- Placer l'arrivée et l'évacuation d'air le plus loin possible l'une de l'autre; prévoir des ouvertures pour l'air de remplacement propre.
- Ne jamais utiliser d'oxygène pur pour ventiler un espace clos.
- L'alarme de panne de ventilation devrait être déclenchée par la perte de débit (détecteur de débit ou de pression dans le flux d'air), et non seulement par une panne du moteur, pour réagir aussi à une courroie brisée ou à un conduit bloqué.
Introduction
- Les courants d'air naturels sont habituellement peu fiables; une ventilation mécanique (soufflantes, ventilateurs) est généralement nécessaire.
- S'assurer que l'air fourni est propre et atteint tout l'espace; des poches de gaz peuvent subsister.
- Rejeter l'air évacué loin des travailleurs à l'extérieur; noter la ventilation mécanique sur le permis.
Règlement de WorkSafeBC, art. 9.27 à 9.33
- Lorsque c'est possible, l'espace devrait contenir de l'air respirable propre : environ 20,9 % d'oxygène, aucun gaz inflammable mesurable et des contaminants sous 10 % des limites d'exposition.
- La ventilation naturelle ne doit pas être utilisée dans une atmosphère à risque élevé ni si elle peut attirer de l'air non propre; son débit doit être surveillé si on l'utilise.
Isolement, cadenassage et ensevelissement
Obturer ou débrancher la tuyauterie, double blocage et purge, pourquoi fermer une vanne ne suffit pas, cadenasser l'équipement électrique et mobile, et les matières qui s'écoulent librement.
S'exercer : Isolement, cadenassage et ensevelissementFiches de révisionChapitre officiel
isolement des sources d'énergie et contrôle des matières
- Protéger les entrants contre l'arrivée de substances dangereuses en obturant ou en débranchant la tuyauterie; d'autres moyens adéquats seulement si c'est techniquement impossible.
- Protéger contre l'énergie électrique en débranchant, en mettant hors tension, en cadenassant et en étiquetant la source.
- Protéger contre les pièces mobiles en débranchant, en mettant hors tension, en cadenassant et en étiquetant l'équipement, ou en le bloquant si c'est impossible.
- Protéger adéquatement contre la noyade, l'ensevelissement, le coincement et la suffocation par des matières qui s'écoulent librement.
Isolation de l'énergie
- L'obturation consiste à insérer une plaque de métal pleine (obturateur) entre les brides; le débranchement consiste à retirer une section de tuyau.
- D'autres moyens adéquats peuvent inclure un double blocage et purge ou un bouchon de glace conçu à cet effet.
- Une seule vanne fermée n'est pas adéquate contre des substances toxiques ou des matières qui pourraient noyer ou ensevelir un travailleur.
- Cadenasser les vannes d'isolement est une précaution supplémentaire raisonnable.
- Un équipement bien protégé (par exemple un ventilateur muni d'un protecteur) peut ne pas avoir à être mis hors tension, sauf si des agents inflammables peuvent s'accumuler.
Règlement de WorkSafeBC, art. 9.1 et 9.19 à 9.21
- Double blocage et purge : deux vannes fermées et verrouillées, avec un drain ou un évent verrouillé ouvert entre elles.
- Le « blind » est une plaque pleine au bout d'un tuyau débranché; les obturateurs doivent résister à la pression maximale de la conduite.
Introduction
- Mettre hors tension et cadenasser toutes les énergies dangereuses (électrique, mécanique, hydraulique, pneumatique, chimique, thermique) avant l'entrée.
- Débrancher physiquement les tuyaux ou boulonner des obturateurs; fermer les vannes ne suffit pas.
- Retirer les liquides et solides en vrac, ou installer une barrière, pour prévenir la noyade ou l'ensevelissement.
- S'assurer qu'aucun travail à l'extérieur ne peut nuire à la sécurité ou à l'air à l'intérieur.
Le surveillant (personne de garde)
Où se tient le surveillant, la communication constante, l'interdiction d'entrer, l'appel des secours, et les règles de la C.-B. selon le niveau de risque de l'atmosphère.
S'exercer : Le surveillant (personne de garde)Fiches de révisionChapitre officiel
surveillant
- Dès qu'un travailleur entre dans un espace clos, un surveillant est affecté et posté à l'extérieur, près de l'entrée (ou de l'entrée qui lui permet le mieux d'exercer ses fonctions).
- Le surveillant est en communication constante avec toutes les personnes à l'intérieur selon le moyen prévu au plan, et dispose d'un dispositif pour demander une intervention de sauvetage adéquate.
- Le surveillant ne doit à aucun moment entrer dans l'espace clos.
- Il surveille la sécurité des travailleurs à l'intérieur, les aide et demande les secours au besoin.
- Le nom du surveillant est inscrit sur le permis d'entrée.
Rôles et sauvetage
- Le surveillant est formé aux dangers des espaces clos; son rôle principal est de surveiller et d'aider les entrants (communication, appel des secours, remise d'appareils d'air frais et d'EPI).
- Pendant un sauvetage, le surveillant reste à l'entrée; il ne peut se joindre à l'équipe que si une autre personne formée aux fonctions de surveillant le remplace.
Espaces clos : programme
- Le surveillant (ou personne de garde) connaît les dangers et peut reconnaître les signes et symptômes chez les entrants.
- Il reste à l'extérieur et ne fait aucun autre travail qui nuirait à la surveillance.
- Il maintient une communication bidirectionnelle, ordonne l'évacuation immédiate si un danger non maîtrisé apparaît, et appelle les secours sans délai.
- Il aide sans entrer, et n'entre pour un sauvetage qu'avec les précautions les plus strictes et après qu'un autre surveillant a pris le relais.
Règlement de WorkSafeBC, art. 9.34 à 9.36 (personne de garde en C.-B.)
- Atmosphère à faible risque : une personne de garde est affectée, peut être appelée en tout temps, vérifie l'état des entrants au moins toutes les 20 minutes et peut appeler les secours immédiatement.
- Atmosphère à risque modéré : la personne de garde est à l'entrée ou près de l'entrée et vérifie au moins toutes les 20 minutes.
- Atmosphère à risque élevé, ensevelissement ou coincement : la personne de garde est à l'entrée, surveille les entrants en continu, est équipée pour les secourir avec un appareil de levage et empêche les câbles de s'emmêler.
Sauvetage et urgences
Procédures écrites de sauvetage sur place, sauveteurs formés, pourquoi le 911 n'est pas un plan de sauvetage, sauvetage de l'extérieur, air respirable des sauveteurs, exercices et avis aux services de sauvetage.
S'exercer : Sauvetage et urgencesFiches de révisionChapitre officiel
sauvetage
- Personne n'entre ni ne reste dans un espace clos à moins que des procédures écrites de sauvetage sur place soient prêtes à être appliquées immédiatement.
- Avant l'entrée, un nombre suffisant de personnes doivent être disponibles et formées aux procédures de sauvetage sur place, aux premiers soins et à la RCR, et à l'utilisation de l'équipement de sauvetage prévu au plan.
- L'équipement de sauvetage doit être facilement accessible, adapté à l'espace et inspecté (avec un registre écrit) par une personne ayant les connaissances, la formation et l'expérience adéquates.
- L'employeur établit des moyens de communication adaptés aux risques pour que les entrants puissent joindre le surveillant.
Procédures et matériel de sauvetage
- Appeler le 911 n'est pas une procédure de sauvetage sur place; les services d'urgence ne remplacent pas l'obligation de l'employeur.
- Le sauvetage peut être confié à l'externe seulement s'il permet une intervention rapide; l'employeur reste responsable.
- Tous les sauveteurs n'ont pas besoin des trois types de formation, pourvu que l'équipe dans son ensemble les ait.
- Exemples d'équipement : harnais et cordes d'assurance, treuils ou systèmes de récupération, appareil respiratoire autonome (ARA), respirateurs à adduction d'air; l'équipement doit passer par les ouvertures de l'espace.
- Une équipe occupée à un espace n'est pas disponible pour un autre; prévoir les entrées simultanées.
Espaces clos : programme
- Plus de 60 % des décès en espace clos touchent des sauveteurs improvisés, non formés et mal équipés.
- Secourir de l'extérieur si possible; personne n'entre pour un sauvetage sans formation et sans EPI approprié.
- Les sauveteurs ne respirent pas l'air de la victime : ARA ou respirateur à adduction d'air avec bouteille d'évacuation.
- Un surveillant reste à l'extérieur pendant le sauvetage.
- Exercer souvent les procédures de sauvetage.
Règlement de WorkSafeBC, art. 9.37 à 9.39
- L'employeur doit fournir des services de sauvetage; s'ils viennent d'une autre entreprise ou d'un service d'incendie, une entente écrite est exigée.
- Les sauveteurs sont équipés et formés, avec un exercice pratique au moins une fois par année et des registres tenus.
- Le superviseur ou la personne de garde avise le personnel de sauvetage avant l'entrée, puis lorsque tout le monde est sorti.
Formation, accès et registres
Formation sur la reconnaissance des risques et sur le plan, révision annuelle, ouvertures d'entrée et de sortie, prévention des entrées non autorisées, EPI et durée de conservation des dossiers.
S'exercer : Formation, accès et registresFiches de révisionChapitre officiel
formation
- Tout travailleur qui entre dans un espace clos ou fait un travail connexe reçoit une formation adéquate sur la reconnaissance des risques et les méthodes de travail sécuritaires, plus une formation propre au plan.
- La formation générale est donnée par une personne ayant les connaissances, la formation et l'expérience adéquates et, hors des chantiers, élaborée avec le comité mixte ou le délégué.
- Hors des chantiers, la formation est revue au moins une fois par année et à chaque changement de situation.
- Des registres écrits indiquent qui a donné et reçu la formation, son contenu et sa date; ils peuvent figurer sur le permis d'entrée.
Formation
- Les surveillants et les sauveteurs doivent aussi être formés, même s'ils n'entrent pas.
- La pratique concrète avec l'équipement et l'EPI devrait faire partie du cours; on peut jumeler les nouveaux avec des travailleurs expérimentés.
- Une révision annuelle n'est pas une nouvelle formation annuelle, mais un recyclage peut être nécessaire.
- L'Ontario n'a aucune certification gouvernementale des formateurs, des travailleurs ou des programmes; l'employeur doit s'assurer que la formation est adéquate.
- Une formation générale achetée ou en ligne peut devoir être complétée par une formation propre au plan.
EPI, accès, entrée non autorisée, dossiers
- Chaque entrant reçoit l'équipement de protection individuelle, les vêtements et les dispositifs adéquats prévus au plan.
- Un moyen adéquat d'entrée et de sortie est fourni à tous les entrants.
- S'il est possible que quelqu'un entre sans autorisation, chaque entrée est fermée de façon sûre ou munie de barrières, de panneaux d'avertissement ou des deux.
- Hors des chantiers, évaluations, plans, registres de formation, permis, inspections d'équipement et résultats d'essais sont conservés un an ou assez longtemps pour garder les deux plus récents de chaque type; sur un chantier, ils sont conservés un an après la fin des travaux.
Moyens d'entrée et de sortie
- Des échelles bien fixées ou d'autres moyens appropriés permettent d'entrer et de sortir facilement.
- Un trou d'homme d'au moins 24 pouces (environ 61 cm) de diamètre est recommandé comme ouverture minimale sûre; les couvercles à charnières devraient se verrouiller en position ouverte.
- La taille de l'ouverture doit être prise en compte dans le choix de l'EPI et de l'équipement de sauvetage.
- Un couvercle qu'on ne peut retirer qu'avec un outil peut être considéré comme protégé contre l'entrée.
Programme
- La formation couvre les dangers, les mesures, l'équipement comme les soufflantes, les détecteurs de gaz et le matériel de cadenassage, l'EPI comme les harnais et les appareils respiratoires, la communication et la récupération, les procédures d'urgence, les premiers soins et la RCR, et la tâche à effectuer.
Rédigé dans nos mots à partir de : Directives concernant le travail dans les espaces clos (Ontario)
FAQ
Espace clos – guide d'étude : questions fréquentes
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- Espace clos – Examen simulé 2 (40 questions)Entraînement sans limite de temps · réponses expliquées
- Espace clos – Test pratique 125 questions avec explications
- Espace clos – Test pratique 225 questions avec explications
- Espace clos – Test pratique 325 questions avec explications
Pratique par thème
- Qu'est-ce qu'un espace closLa définition légale en Ontario et en C.-B., l'occupation humaine continue, des exemples allant des réservoirs aux trous d'homme, le moment où l'entrée commence et pourquoi tant de victimes sont des sauveteurs.
- Risques atmosphériques et autres dangersManque et excès d'oxygène, gaz toxiques comme le sulfure d'hydrogène et le monoxyde de carbone, asphyxiants simples, sources des dangers, ensevelissement et dangers physiques.
- Programme, évaluation des risques et planLe programme écrit, l'évaluation signée des risques, le plan rédigé par une personne compétente, la coordination entre plusieurs employeurs et la hiérarchie des mesures de contrôle.
- Permis d'entréeLe contenu obligatoire du permis d'entrée, un permis distinct pour chaque entrée, la vérification avant chaque quart et le registre des entrées et sorties.
- Essais atmosphériquesQui fait les essais, avec quels instruments, quand tester et retester, la consignation des résultats, la surveillance continue et la règle des 20 minutes de la C.-B.
- Atmosphères inflammables et travail à chaudLes limites inférieures d'explosion pour l'inspection, le travail à froid et le travail à chaud, les poussières combustibles, la suroxygénation, l'inertage et les conditions du travail à chaud.
- Ventilation et purgePurger ou ventiler, ventilation mécanique et naturelle, alarmes de panne de ventilation, pourquoi on n'utilise jamais d'oxygène pur, et les appareils respiratoires quand la ventilation est impossible.
- Isolement, cadenassage et ensevelissementObturer ou débrancher la tuyauterie, double blocage et purge, pourquoi fermer une vanne ne suffit pas, cadenasser l'équipement électrique et mobile, et les matières qui s'écoulent librement.
- Le surveillant (personne de garde)Où se tient le surveillant, la communication constante, l'interdiction d'entrer, l'appel des secours, et les règles de la C.-B. selon le niveau de risque de l'atmosphère.
- Sauvetage et urgencesProcédures écrites de sauvetage sur place, sauveteurs formés, pourquoi le 911 n'est pas un plan de sauvetage, sauvetage de l'extérieur, air respirable des sauveteurs, exercices et avis aux services de sauvetage.
- Formation, accès et registresFormation sur la reconnaissance des risques et sur le plan, révision annuelle, ouvertures d'entrée et de sortie, prévention des entrées non autorisées, EPI et durée de conservation des dossiers.